L'Algérie a réalisé d'importants progrès dans l'intégration de la femme dans la vie sociale active. Certes, il y a encore beaucoup de territoires à investir pour l'émancipation pleine et entière de la femme algérienne.
Mais, il y a quelques faits importants à relever, en cette journée du 8 Mars, Journée internationale de la femme, pour dire que des progrès extrêmement importants ont été accomplis en matière de prise en charge de l'ensemble des droits de la femme en Algérie.
En plus d'une réduction très drastique de l'analphabétisme en milieu des femmes, grâce à une politique d'enseignement dynamique, il y a surtout le fait que la femme algérienne a renforcé sa présence dans le Parlement.
Car au détour des réformes initiées par le Président Bouteflika, qui avait insisté pour une plus grande présence des femmes et des jeunes dans les assemblées élus, le Parlement algérien aujourd'hui compte 145 députées femmes sur les 462 députés.
Une prouesse politique à relever, d'autant que les pays voisins et même dans toute l'Afrique, un tel progrès social relève encore du rêve politique.
Au sein des partis, il y a également un relèvement non négligeable du nombre de femmes au Parlement, une situation qui reflète on ne peut mieux cette avancée inexorable de la société algérienne vers la modernité, la fin de l'exclusion politique de la femme et, surtout, une meilleure intégration et prise en charge du genre en Algérie, conformément aux recommandations des différentes résolutions des Nations unies et des organisations non-gouvernementales.
Et puis, il y a cette nouvelle loi électorale, adoptée sur le fil quelques jours avant les législatives de 2012, qui accorde dorénavant aux femmes un quota de 20 à 40% des places sur les listes électorales, contre un quota initial de 33%.
Il s'agit là sans conteste autant de la volonté du Président Bouteflika de mener à bien sa vision politique et le programme de ses réformes, que de donner à la femme algérienne l'occasion de jouer son rôle au sein de la société algérienne.
Car si la tâche semble parfois ardue, avec des rapports désolants sur la violence faite aux femmes, la marginalisation de celle-ci dans le monde du travail, et sa «ségrégation» pour certains types de postes de travail, réservés exclusivementà la gent masculine, il n'est pas encore trop tard pour rectifier le tir et donner à tous les enfants du pays leur chance.
D'autant que sur le volet «justice», l'arsenal juridique pour renforcer la protection de la femme contre toutes formes de violences se renforce en permanence. Comme ce projet de loi adopté jeudi dernier au Parlement qui criminalise dorénavant les atteintes violentes, physiques ou pas, contre la femme en Algérie.
Pour autant, il est suicidaire de croire que la femme algérienne est menacée de violences, conjugales ou autres, car cela la replace fatalement dans une position «d'assistée».
Au contraire, la marche actuelle à suivre est de donner à la femme algérienne les moyens de s'épanouir, de travailler, de participer au développement social, à la prospérité du pays, à la production des connaissances et du savoir, et d'être un élément incontournable dans l'Algérie de demain.