Journée internationale de la femme : Toute notre gratitude

Publié par Said Abjaoui le 07-03-2015, 20h09 | 36

A la veille du 8 Mars, l’APN a voté la loi qui criminalise les violences commises sur les femmes. Hier,  c’était  les droits de la femme qui avaient pénétré le forum de DK News. 

Hier, il nous fallait juste nous rappeler combien la femme a toujours été liée à tous les évènements qui ont marqué la vie de notre pays.

Nous avons accueilli des professeurs femmes qui ont constamment fait preuve d’une grande disponibilité pour venir au forum, rencontrer  la presse écrite et audiovisuelle, débattre du thème en relation avec l’état sanitaire de nos populations et ainsi passer le message qu’il faut pour inciter les potentiels malades à consulter leurs médecins de famille. 

Nous tenons d’abord à marquer notre gratitude à l’égard de ces femmes médecins , de brillantes praticiennes qui n’ont rien à envier en termes de capacités et de compétences à leurs collègues installés dans  tous les pays et tous les continents.

Elles ont énormément contribué à éclore le forum de DK News dans sa dimension sanitaire de prévention et d’incitation des populations à se prendre en charge et à savoir ce qu’il faudrait faire et où se présenter pour des soins.

Qu’avons-nous, nous les hommes, les maris, les pères à dire à nos femmes, épouses et maman ? Nous croyons avec force que «l’homme et la femme sont deux moitiés égales de la société et qu’il n’y a ni moitié suprême, ni moitié subalterne». 

Nous les remercions pour leur engagement dans la guerre pour l’Indépendance, avec certaines d’entre elles qui y ont laissé leur vie, d’autres ont connu les tortures qui avilissent les êtres humains, ainsi que les privations de leurs libertés (peut-il exister des libertés en situation coloniale ?)

Est-il oubliable le geste magnifique des femmes qui enlevaient de leurs poignets, de leur cou des bracelets d’or, bagues et boucles d’oreilles pour en faire dons à l’Etat avec le même esprit qu’elles avaient à combattre le colonialisme ?

Elles ont élevé leurs enfants selon la morale qu’elles ont reçue de leurs parents et grands-parents, entretenu et transmis les valeurs nationales et encouragé les enfants, sans discrimination de sexe, à aller acquérir le savoir à l’école.

Aujourd’hui, il y a des millions d’Algériens instruits, avec une tendance des femmes à être majoritaires dans les universités, la magistrature, la médecine... Il n’y a presque plus de métiers exclusivement masculins.

 Nos invités du forum exceptionnel soit  les professeurs Karima, chef de service chirurgie thoracique au CHU Nafissa Hamoud, ex-Parnet,  et Zakia Arrada, chef de service pédiatrie au CHU Bab El Oued. Nos deux invitées ont pratiquement convergé.

Elles ont décrit les parcours des femmes qui ont étudié jusqu’à devenir des médecins et mieux encore, des professeurs.

Elles rappellent que dans leur travail, dans les relations avec leurs collègues, elles n’ont jamais ressenti la moindre inégalité avec les hommes. Les inégalités et acharnement moral ou autre n’existent pas dans les milieux intellectuels.

Le professeur Arada souhaite seulement que pour la femme qui travaille,  du fait qu’elle a à faire face aux exigences de la profession et de la vie familiale, qu’elle puisse bénéficier d’un aménagement du temps. Evidemment, selon le professeur Arada, il y a une certaine spécificité à respecter, à savoir qu’il y a des contraintes pour la femme, et celles-ci sont le travail de nuit et les missions.