Ligue 1- ES Sétif: Hammar : «On peut jouer sur les deux fronts »

Publié par Propos recueillis par M.A.F le 07-02-2014, 15h54 | 171

Le président de l’ES Sétif (Ligue 1 algérienne de football), Hassan Hammar, a estimé que son équipe, engagée en championnat et en Ligue des champions d’Afrique, est capable de jouer sur les deux fronts. Il pense également que l’Entente garde toutes ses chances pour préserver son titre de champion. Ecoutons-le :

Une qualification aux 16es de finale de la Ligue des champions sans jouer, après le retrait du club gambien de Steve Biko, qu’en pensez-vous ?

Bien évidemment je suis très content par cette qualification qui nous est tombé du ciel. Cela nous a permis d’éviter un long déplacement en Gambie, et en plus, le match aller du premier devait se jouer à 48 heures d’intervalles d’un match de championnat (hier face au CR Belouizdad), alors tant mieux pour nous.

Justement, vous parliez d’une épreuve continentale, dont les matches sont programmés en même temps que ceux du championnat, après le refus de la Ligue nationale de reporter vos rencontres…

Je ne vais pas entrer en polémique avec la LFP, nous avons choisi de participer à la Ligue des champions, et nous assumons entièrement notre choix, en dépit des difficultés qu’on va rencontrer. Nous avons trouvé la solution de scinder l’effectif en deux, pour pouvoir jouer sur les deux fronts, et j’espère tout ira bien pour nous.

Franchement, pensez-vous que l’ESS est capable de tenir le coup en prenant part à ces deux compétitions ?

Oui, je pense que nous avons les moyens pour le faire. Si nous avons décidé de jouer la Ligue des champions, c’est que l’ESS pourra jouer et le championnat et l’épreuve africaine. En plus, la décision avait été prise conjointement avec le staff technique et les joueurs, qui avaient leur mot à dire.

Parlons du championnat, à l’issue de la 17e journée (interview réalisée avant le match d’hier face au CRB, ndlr), l’ESS est deuxième au classement, derrière l’USM Alger, à deux longueurs, quel est votre commentaire…

Nous n’allons pas faire du titre du champion une fixation, une manière pour éviter aux joueurs une pression supplémentaire. Nous allons essayer de gérer match par match, et si à la fin il y aura le titre, alors nous serons les plus heureux.

Selon les spécialistes, l’USMA a bien l’étoffe d’un champion au vu de son parcours réalisé jusque-là, partager-vous cet avis ?

On ne peut pas juger une équipe à mi-chemin. C’est vrai que l’USMA est en train de réaliser une belle saison, mais le plus important c’est le finish. De notre, nous n’allons rien lâcher et jouer notre va-tout jusqu’à la dernière minute de cet exercice.

Parlons-en de la question de l’entraineur. Après le départ du directeur technique sportif (DTS), Rabah Saâdane, l’équipe a besoin d’un nouvel entraineur, du moment que Kheireddine Madoui ne pourra pas à lui seul mener la barre technique, qu’en est-il au juste ?

C’est vrai, nous comptons bien engager un nouveau coach, mais ce n’est pas une urgence. Nous allons prendre tout notre temps pour essayer de trouver la bonne personne qui aura à diriger l’équipe pour la suite de la saison. Maintenant, Madoui est là, et on lui fait confiance.