19 mars 1962 - journée de la Victoire : Bouteflika Le sens d’un message

Publié par Boualem Branki le 20-03-2015, 18h41 | 74

C'est avec sa traditionnelle verve, bien connue des diplomates et des experts, que le président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a recadré le débat sur nombre de dossiers politiques de l'heure, comme il a réaffirmé le soutien de l'Algérie aux pays frères de Libye, de Tunisie et du Mali.

C'est à Ghardaïa que son message à l'occasion de la fête de la victoire, que le président Bouteflika a transmis au peuple algérien un véritable discours sur l'état de la Nation. Un message qui revient en particulier longuement sur les héros de la guerre de libération ; ainsi que des épisodes de cette lutte pour que le peuple algérien recouvre sa liberté, sa dignité. 

Les commémorations se succèdent et les grandes dates se relayent, elles  nous font revivre les hauts faits et les exploits et réaniment les valeurs et  les idéaux qui ont rendu possible la reviviscence de l'Algérie et permis qu'une  aube nouvelle pointe sur elle, après les ténèbres de la nuit coloniale qui l'ont  enveloppée plus d'un siècle durant, dira t-il, avant de rappeler que c'est le mois de mars, le mois des martyrs.

Le mois durant lequel l'Algérie  commémore le souvenir de nombre de ses héros immortels. C'est le mois de mars, le mois de la liberté, la liberté du Maghreb  arabe.

Le mois de l'accession de la Tunisie et du Maroc frères à l'indépendance,  le mois où l'aube de la liberté s'est levée sur l'Algérie, en 1962. Un rappel historique plein d'enseignements que le Président Bouteflika a fait, sans pour autant oublier les priorités sociales et politiques de l'heure.

Car la commémoration de la fête de la Victoire lui a donné l'occasion de rappeler certaines priorités, celles notamment de maintenir le rythme actuel du développement local, même en utilisant toutes les ressources naturelles du pays.

Sur le plan interne, le chef de l'Etat a rappelé l'impérieuse nécessité du retour de la paix et le bon vivre ensemble à Ghardaïa, car, a-t-il estimé, il est temps qu'elle renoue avec la sécurité,  la quiétude et la sérénité d'antan, elle qui a été, de tout temps, un havre  de coexistence et d'entente et un symbole de concorde et de brassage culturel.

L'appel à la sagesse et au retour au calme, à la sécurité et au travail est également lancé pour la population d'In Salah où des manifestations anti-gaz de schiste sont organisées depuis plus de deux mois, sur fond d'affrontements avec les forces de sécurité.

L'appel du président est un clair message pour la normalisation de la situation à Ghardaïa, et à l'entente entre ses deux communautés Ibadite et Malékite, ainsi que pour les manifestants anti-gaz de schiste d'In salah. En fait, le président a également réaffirmé que l'exploration du gaz de schiste est à titre expérimental, pour faire le point sur les potentialités minières du sous sol algérien, avec toutes les précautions possibles pour al préservation de l'environnement. 

Le découpage territorial dans le sud du oays et dans les hauts plateaux aura lieu a-t-il encore affirmé, mais après un travail des techniciens. Sur le front interne également, il a en fait fustigé le désordre politique actuel régnant sur la scène nationale, appelant l'opposition à se conformer à la bienséance traditionnelle dans ce domaine.

Enfin, il a réitéré la position de l'Algérie sur les grands dossiers régionaux de l'heure, le retour de la paix et ma concorde nationale au mali et en Libye, mais également dans les pays arabes, en Irak et en Syrie en particulier. M. Bouteflika a également assuré la Tunisie sœur du plein soutien de l'Algérie dans les dures épreuves qu'elle traverse actuellement.