La Grèce «optimiste» sur une solution avec l'UE...

Publié par DK News le 29-03-2015, 16h55 | 34

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit «optimiste» dimanche sur «une fin heureuse» des négociations en cours avec les créanciers publics du pays sur les réformes à réaliser par la Grèce en contre-partie de prêts internationaux.

Samedi, des experts de la Grèce, de l'UE, de la BCE, du FMI et du Mécanisme européen de stabilité (MES) ont commencé à l'examen à Bruxelles de la liste des réformes, qui selon Athènes, devraient rapporter à l'Etat grec trois milliards d'euros, et ramener un taux de croissance de 1,4% en Grèce en 2015.

«Ces discussions-marathon» et «difficiles», selon la presse grecque, vont se poursuivre dimanche.
«Je suis optimiste sur une fin heureuse très prochainement de cette première phase de négociations et sur la normalisation de la situation», a indiqué dans un entretien publié par l'hebdomadaire dominical grec Realnews, Alexis Tsipras, qui prône la fin de l'austérité.

Selon la chaîne de télévision Mega, les créanciers insistent «sur des mesures plus dures» alors que le gouvernement de Syriza, «s'est engagé auprès du peuple grec de à ne pas prendre de mesures récessives».

«Je ne peux pas croire que l'Europe démocratique va choisir la voie» de rupture, relève Alexis Tsipras.
«La question de la Grèce est principalement un sujet européen, qui concerne l'unité de la zone euro et qui ne peut être uniquement géré par des économistes et des technocrates mais par des dirigeants des pays européens», ajoute-t-il.

Athènes doit absolument conclure un accord la semaine prochaine avec ses créanciers pour obtenir une partie de la dernière tranche de prêts qui s'élève à 7,2 milliards d'euros, faute de quoi elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses dettes.

Jusqu'ici Athènes a bénéficié de deux prêts successifs de l'UE et du FMI depuis le début de la crise en 2010, soit 240 milliards d'euros en échange d'un plan de rigueur draconien.


...Athènes promet un plan de réformes qui redressera l'économie sans douleur

Le gouvernement grec a assuré vendredi que le plan de réformes qu'il s'apprête à proposer aux créanciers du pays allait remettre l'économie du pays sur pied et sans les désagréments de l'austérité pour la population.

Un document diffusé à la presse indique que les propositions, qui doivent être finalisées ce week-end par les experts du «groupe de Bruxelles» (UE, BCE, FMI, Mécanisme européen de stabilité, et Grèce), allaient rapporter 3 milliards d'euros et ramener un taux de croissance de 1,4% en Grèce.

La Grèce doit absolument conclure un accord la semaine prochaine avec ses créanciers pour obtenir une nouvelle tranche de prêts, faute de quoi elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses créanciers internationaux.

«Le gouvernement a déjà dit clairement, à tous les niveaux de la zone euro et du FMI, qu'il ne continuerait pas à rembourser sa dette publique sur ses propres fonds si les créanciers ne versent pas immédiatement les tranches dont le versement est repoussé depuis 2014», a indiqué une autre source gouvernementale vendredi.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait prévenu de ces problèmes la chancelière allemande Angela Merkel, dans une lettre en date du 15 mars, quelques jours avant une réunion à Bruxelles entre eux deux, le président de la BCE Mario Draghi, le président de l'Euro groupe Jeroen Dijsselbloem notamment. M. Tsipras a rencontré aussi Mme Merkel à Berlin lundi et divers membres du gouvernement mardi.