Conférence Africaine des Directeurs et Inspecteurs généraux de la Police :AFRIPOL, le but

Publié par O.Larbi le 10-02-2014, 19h26 | 48

L’ouverture solennelle des travaux a vu le premier ministre, Abdelmalek Sellal exprimer le vœu que les nations africaines, à travers leurs polices se hisser au niveau des défis de la lutte contre le crime sous toutes ses formes en Afrique. 

Les 39 délégations des directeurs et inspecteurs généraux de police sont représentatives de la volonté des Etats, de l’Union Africaine de mener un combat solidaire contre les fléaux qui qui mettent en danger la paix et la sécurité des citoyens africains alors même que «  les changements en Afrique vont dans le sens de plus de démocratie et de développement » dira M. Sellal, convaincu que ce conclave aboutira à la naissance d’un instrument qui permettra d’assurer la paix et la sécurité au plus grand nombre de citoyens africains.

Face aux défis des criminels de la drogue, des cyber crimes, du terrorisme, les chefs de police du continent entendent se «  concerter davantage sur les voies et moyens visant à renforcer la convergence des perceptions et stratégies et à promouvoir leur capacités dans les domaines de la formation et de la vulgarisation des meilleures pratiques en termes d’investigations, d’expertise et d’échange d’informations et d’expériences. »

«  Cette initiative va permettre aux Chefs de police Africains au cours des deux jours de travaux d’approfondir les discussions et concertations autour des questions policières, en vue d’examiner les meilleures approches permettant de conjuguer les efforts et coordonner leur action opérationnelle à même de renforcer les jalons de la coopération policière au niveau du continent africain. »
Les travaux de cette conférence sont importants, car les délégations sont appelées à faire le pas attendu vers la création d’un Afripol, à l’image d’Interpol, Europol, Améripol.

Ce serait un progrès, car il signifie que les polices du continent se dotent d’un instrument qui multipliera leurs efficacités locales et continentales ou internationales.Une telle institution bénéficiera de toutes les avancées techniques et technologiques d’investigation, d’identification, de poursuite et de mise en défaut de l’activité criminelle dans les pays africains. Les polices africaines y gagneront en terme d’images, de professionnalisme et de bras armé du droit .

M. Chergui, ambassadeur de l’UA pour la paix et la sécurité a insisté sur la nécessité de répondre aux attentes des peuples africains qui vivent les développements des criminalités comme des atteintes à leur liberté et leur sécurité. Cette demande transcende toutes les autres contingences et favorise l’émergence de nouvelles conduites sociales de respect de la loi et du droit.

Le Général-Major Abdelghani Hamel, DGSN a insisté sur le rôle de préservation de la paix et de la sécurité des populations qu’ont les polices du continent «  bouclier contre les entreprises criminelles sous toutes leurs formes. »