La ville de Khemis Miliana qui compte plus de 100.000 habitants est plongée dans la lenteur d'exécution de ses projets. Les avis d'appel d'offres sont souvent «infructueux». Cela commence par un ordre de service (ODS) pour le début des travaux, puis arrêt des travaux, puis reprise, etc.
Ces procédures nécessitent beaucoup de temps et ils ont mis la ville dans un blackout totale.
Suite a une initiative du Mr le wali d'Ain Defla, des rencontres ont été organisées entre la presse locale et les directeurs exécutifs de la wilaya afin de mettre en ligne tous les projets lancés, réalisés et en cours de réalisation et ceux qui sont gelés ou bien a l'arrêt afin d'analyser les raisons de cette lenteur.
Les retards dans la réalisation des projets sont aussi accentués par l'inefficacité des élus de cette commune, qui ne prennent aucune décision ou initiative pour booster les travaux, a l'exemple du projet du nouveau siège de l'APC de Khemis Miliana qui a signalé des grands retards, ainsi que le musée de Si M'hamed Bougara qui n'a pas encore vu le jour depuis sa démolition en 2006, les deux cinéma fermés, la piscine des jeunes, le deux jardin d'enfants etc.
Des rencontre ont été organisées entre la presse locale et les directeurs exécutifs de l'Hydraulique, La DJS, La DLEP, le DUC, L'OPGI, Le DSP et le DAL et ce pour le but d'évoquer tous les projets qui ont été lancées par ces administrations et accentuer ainsi sur les retards signalés de la part des élus et les entreprises.
Le programme de l'hydraulique compte la rénovation totale du réseau de distribution d'eau potable qui a été entamé depuis 2 ans et dont l'exécution est à un stade avancé, en voie d'achèvement.
Ainsi que la rénovation du réseau, avec un linéaire de 69 km, le programme comprend aussi le transfert et le raccordement avec la conduite principale parvenant du barrage de Sid Ahmed Bentaiba, on compte aussi, la construction de 2 réservoirs de 3 000 m3 chacun et un autre de 2 000 m3, puis la remise en état du réseau routier urbain affecté par les travaux, avec une enveloppe de plus de 84 milliards de centimes.
Pour la DTP, plusieurs opérations ont été réalisées dans le cadre des grands aménagements pour l'amélioration du cadre de vie, entre 2005 et 2009, pour un montant global de l'ordre de 1,046 milliard de dinars.
Pour le programme 2010-2014, la DTP a réalisé trois opérations pour un montant global de 149,327 millions de dinars. Malheureusement, les routes du centre ville sont toujours dans un état critique, dans l'attente de l'achèvement des travaux de l'AEP.
Plus de 18 projets en souffrance dans cette ville et des élus qui font la sourde oreille, puisque la ville n'a pas encore connu une stabilité. Pour le directeur de l'administration locale à l'aménagement (DAL), Mr Brahim Guerache :
« La ville de Khemis Miliana, nécessite une réelle prise en charge, car c'est la plus grande dans la wilaya ».
« Pour le BP de l'an 2015, il s'élève à 44, 2 milliards de centimes, dont 14 opérations dont les cahiers sont en élaboration, et 7 autres enregistrés pour une somme de 10 milliards de cts, cinq autres du PCD pour 1, milliards 700 de cts, d'autres en cours de clôture, on a inscrits aussi 06 autres opérations pour 121 millions de dinars concernant l'assainissements dans certains quartiers », « Mais franchement a Khemis Miliana, il n'ya pas du sérieux, et c'est la responsabilité de tout le monde, cette ville lui faut un grand nettoyage » Affirment t-il.
Il faut mentionner, que 70 opérations ont été inscrits depuis 2009, dont 39 non pas été lancées. Pis encore, la société civile nous a confirmé que les responsables locaux, le chef de daira et les députés, ne font rien, pour instaurer une dynamique et un climat de confiance aux citoyens.
Pour rappel, la première foire internationale a été inaugurée dans cette ville par le défunt Benbella en 1963. Cette ville a toujours été une ville au commerce florissant à la croisée des trois routes nationales (RN4, RN18 et RN14 et de l'autoroute. Khemis Miliana est aussi une ville universitaire dont le nombre d'étudiants inscrits dépassent les 20 000 étudiants.
La ville natale du Colonel Bougara, aussi dynamique qu'elle soit, semble victime d'une gestion qui laisse à désirer. Le retard qu'elle accuse dans la réalisation des projets inscrits reste inexplicable.
Les élus et le chef de daira sont invités à revoir leur politique et changer la stratégie, puisque l s'agit de la pus grande ville de la wilaya qui devait etre prochainement wilaya selon les promesses des premiers responsables de l'état.