Conflit yémenite : Ban Ki-moon lance un appel au cessez-le-feu au Yémen

Publié par DK News le 17-04-2015, 16h38 | 31

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a, en marge des réunion du FMI et de la Banque mondiale, jeudi, lancé un appel à un cessez-le-feu immédiat au Yémen. Le Yémen «est en feu», a indiqué M. Ban lors d'un dîner du National Press Club à Washington. «Je lance un appel à un cessez-le-feu immédiat au Yémen de toutes les parties» en conflit», a-t-il ajouté.

«Il est grand temps de soutenir (l'idée) de couloirs permettant le passage de l'aide qui sauve des vies et de passer à la paix véritable», a-t-il ajouté, précisant que «le processus de paix diplomatique soutenu par les Nations unies est le meilleur moyen pour sortir de cette guerre qui dure depuis longtemps et a des conséquences terrifiantes pour la stabilité régionale».

Nomination prochaine d’un nouveau conseiller spécial pour  cette crise

M. Ban a par ailleurs affirmé qu'il était à la recherche d'un nouveau médiateur pouvant être «déployé immédiatement» dans la région.

Le médiateur de l'ONU au Yémen, Jamal Benomar a démissionné alors qu'aucune perspective de règlement ne se dessine après trois semaines de frappes menées par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthis (chiites) au Yémen.

Il voulait engager toutes les factions dans des discussions politiques, en dépit des prises de territoires au Yémen par les Houthis et du non-respect systématique des accords de trêve.

«M. Benomar était vivement critiqué par les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi et leurs alliés du Golfe, notamment les Saoudiens qui lui reprochent d'avoir été dupé par les Houthis qui se sont engagés dans des pourparlers tout en poursuivant leur offensive», selon de diplomates .

le bilan des morts frôle les 770 selon l’ONU et CICR

Le conflit au Yémen a fait quelques 767 morts et 2.906 blessés confrontés à un manque cruel de médicament, ont déploré vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme (HCR).

Selon HCR, en plus des combattants, au moins 405 civils ont perdu la vie entre le 26 mars et le 15 avril, parmi lesquels 86 enfants et 26 femmes, a indiqué une porte-parole, Ravina Shamdasani.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué hier  à Genève que le bilan des violences depuis le 19 mars au Yémen s'élève à 767 morts et 2.906 blessés.

Mais le bilan réel est plus élevé, car de nombreux corps ne sont pas envoyés dans les centres médicaux, selon l'OMS.

Pour répondre aux besoins vitaux et de protection de plus de 7,5 millions de personnes touchées par l'intensification du conflit, l'ONU et ses partenaires humanitaires au Yémen ont demandé hier une contribution urgente de 273,7 millions de dollars (253 millions d'euros).

Déplorant la rapide détérioration de la situation humanitaire, le responsable du CICR au Yémen, Cédric Schweizer, a expliqué qu'un des principaux problèmes est le manque de carburant, de médicaments pour les malades chroniques et de vivres.

«Il n'y a plus d'importations au Yémen, nous parlons de nourriture, de carburants et de médicaments», a-t-il dit, lors d'une téléconférence à Genève. «Nous avons besoin d'urgence de trouver une voie pour faire entrer de la nourriture au Yémen», faute de quoi la situation deviendra «très problématique dans les semaines à venir», a-t-il ajouté.