Suite à la réunion de la ligue arabe : L'UE appelée à trouver une solution globale au problème de la migration clandestine

Publié par DK News le 29-04-2015, 17h15 | 33

Les Etats arabes participants à la première réunion consultative sur la migration tenue les 27 et 28 avril au  siège de la Ligue arabe ont invité la communauté internationale et en particulier l'UE à trouver une solution globale au problème de la migration clandestine en favorisant la migration régulière et en adoptant une politique de développement qui traiterait les causes de ce phénomène.

Dans le communiqué final, les participants ont appelé à ne pas s'attarder seulement sur l'aspect sécuritaire et fournir davantage d'efforts pour protéger cette catégorie vulnérable à savoir les migrants soulignant la nécessité de tenir compte du fait que la migration via la Méditerranée est une migration mixte comprenant des migrants clandestins, des migrants forcés et des femmes, d'où l'intérêt de prendre en considération les conditions de ces derniers».

Déplorant les accidents dramatiques ayant coûté la vie à de nombreux migrants clandestins en Méditerranée, les participants ont mis l'accent sur le soutien à fournir aux opérations de sauvetage, l'aménagement d'endroits adéquats pour abriter les migrants et le respect des droits de l'Homme lors de la prise de mesures de rapatriement vers leurs pays d'origines.

Le communiqué ayant sanctionné la réunion à laquelle a pris part l'Algérie, a réitéré l'»importance de respecter les chartes internationales des droits de l'Homme notamment les réfugiés contraints à fuir les conditions difficiles dans leurs pays vers l'Europe via la Méditerranée». Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la concertation et coordination arabes en prélude du Forum international annuel sur la «migration et le développement» prévu à Istanbul (Turquie) avant la fin de l'année en cours.

Le HCR déplore des conditions «désastreuses» des migrants retenus en Libye

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a déploré mardi les «conditions désastreuses» dans lesquelles sont hébergés les migrants dans les centres de détention libyens.
Les migrants arrêtés par les autorités libyennes sont ramenés dans des centres de détention, logés à 50 dans des chambres «conçues pour 25 personnes», selon le HCR.

«A la demande des autorités locales, le HCR apporte son aide pour améliorer leurs conditions de vie désastreuses», a déclaré à la presse sa porte-parole, Ariane Rummery. Elle a précisé que les migrants retenus dans ces centres étaient des Somaliens, Erythréens, Ethiopiens, Soudanais et de nombreuses personnes venues d'Afrique de l'Ouest.

Il y a dans ces camps un «besoin urgent» d'aide médicale, de meilleurs systèmes de ventilation et d'assainissement, ainsi que d'articles de première nécessité, selon le HCR. «Les températures en hausse et les moustiques, ajoutés à une ventilation insuffisante, pourraient faciliter la propagation de maladies», a averti Mme Rummery. En Libye, les migrants arrêtés pour immigration illégale peuvent être retenus entre une semaine et un an.

Le HCR a demandé la libération de «toutes les personnes très vulnérables, comme les femmes enceintes», ainsi qu'un recours à des mesures alternatives à la détention. Le HCR apporte actuellement son aide à une partie des 1.242 personnes sauvées au large des côtes libyennes par les garde-côtes au cours des dix derniers jours, selon Mme Rummery.

Le nombre de migrants ou de demandeurs d'asile est passé de 1.455 il y a un mois à 2.663 ces derniers jours dans les huit centres de rétention où le HCR est présent, sur les 15 que compte le pays. Parmi eux se trouvent près de 200 personnes originaires de la corne de l'Afrique, dont certains blessés par une explosion de gaz à l'endroit où ils étaient retenus par leurs passeurs, a-t-elle expliqué.

Au total 36.000 réfugiés et demandeurs d'asile sont comptabilisés sur les registres du commissariat de l'ONU, dont près de 18.000 Syriens. Le naufrage d'un chalutier le 19 avril au large de la Libye a fait plus de 700 morts, après la disparition de quelque 450 autres migrants la semaine précédente en Méditerranée.