Le président Bouteflika procède à un remaniement ministériel : Un nouveau souffle au développement

Publié par Boualem Branki le 15-05-2015, 20h01 | 69

Le remaniement ministériel annoncé jeudi se veut être d'abord la poursuite de la politique de développement et de croissance économique du pays. Les changements décidés par le Président Bouteflika dans certains ministères s'imposaient, tant la gestion de certains dossiers qui concernant le citoyen en premier lieu était plus ou moins dévoyée.

Il en est ainsi de ministères qui devaient être redynamisés, comme le tourisme ou l'environnement, mais également la Poste et les TIC, des secteurs en réalité qui sont à la base du développement technologique de l'Algérie. Le secteur de l'énergie a vu un changement avec le départ de Yousfi, et l'arrivée d'un pur produit de l'école algérienne des hydrocarbures.

Un nouveau souffle qui devrait redynamiser le secteur de l'Energie et lui donner de nouvelles perspectives dans un environnement mondial stressé par la chute des cours pétroliers. Le nouveau cabinet de M. Sellal compte également une équipe jeune, des technocrates rompus à une gestion de tous les jours de grands dossiers.

Faut-il dès lors applaudir l'arrivée du très médiatisé Abderrahmane Benkhalfa, l'ex-délégué général de l'Abefd, à la tête des Finances ? Bien sûr que oui, puisque M. Benkhalfa est de ceux qui ont toujours prôné une gestion prudente des réserves de change, une meilleure orthodoxie dans la gestion de l'économie nationale et une plus grande part des investissements publics dans la croissance économique.

Bref, le chef de l'Etat a nommé un nouveau gouvernement également pour corriger certains dérapages de ministres, et, surtout, recadrer l'action gouvernementale ! Le développement local, la croissance économique, la prospérité des Algériens et leur bien être ne peuvent être sacrifiés à des intérêts personnels.

C'est un peu le message de ce remaniement ministériel opéré par M. Bouteflika, qui a rappelé à tous les ministres leur mission : être au service du pays, du citoyen, du développement de l'Algérie. Rien d'autre que cela. Dés lors, on notera l'arrivée de Mihoub Mihoubi à la Culture, le jumelage de ministères importants, comme celui des ressources en Eaux avec l'Environnement, la Jeunesse avec les Sports, ou l'Aménagement du territoire avec le Tourisme et l'Artisanat.

Il y a également dans l'esprit de ce remaniement ministériel une certaine idée d'austérité, puisque le nouveau cabinet compte 29 ministres contre 30 dans le cabinet sortant. Comme fait marquant de ce changement de gouvernement il y a le départ de Tayeb Belaïz du ministère de l'Intérieur vers la Présidence.

Un poste de conseiller du président après de bons et loyaux services à l'Intérieur. Belaïz aura en effet modernisé l'Etat civil algérien, facilité les procédures de délivrance des documents d'état-civil, qui sont aujourd'hui délivrés dans toutes les communes du pays, et ramené la confection du passeport biométrique et de la carte d'identité nationale dans des délais exceptionnellement courts.

M. Belaïz part l'esprit tranquille : il a bien su gérer les manifestations anti-gaz de schiste d'In Salah, ou la crise des policiers avec les manifestations de policiers à Ghardaïa et Alger. Sous son mandat, le ministère de l'Intérieur a vraiment fait «du bon boulot». La tâche de son successeur, M. Noureddine Bédoui, ancien wali et qui vient du ministère de la Formation professionnelle, devient ainsi pour lui un défi :

faire encore mieux, sinon poursuivre dans la lancée donnée par M. Belaïz au secteur des Collectivités locales, en particulier l'amélioration davantage du service public en direction des citoyens. Pour tous les nouveaux arrivants, comme pour les «anciens», le mot d'ordre est simple : accélérer le développement économique de l'Algérie, rattraper le Gap numérique et améliorer les conditions sociales des Algériens avec des projets sociaux ambitieux.