Au moins huit enfants ont trouvé la mort en une semaine dans des bombardements à Benghazi, dans l'est de la Libye, a dénoncé la mission de l'ONU dans le pays, rappelant que les attaques contre les civils étaient «interdites».
«Le représentant spécial du secrétaire général (de l'ONU), Bernardino Leon, condamne la mort d'au moins huit enfants et les blessures de quatre autres, après des bombardements sur des zones résidentielles de Benghazi à deux occasions cette semaine», indique un communiqué de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul).
La Manul a souligné dans le texte que «les tirs d'artillerie sur les quartiers résidentiels des villes de Gheryan et al-Zawiya sont aussi un rappel tragique du prix payé par le peuple libyen dans ce conflit».
Elle a rappelé que «les attaques contre les civils sont interdites selon le droit international et peuvent constituer des crimes de guerre».
Depuis près d'une année, Benghazi est le théâtre d'affrontements violents entre les troupes de l'armée libyenne, loyales au gouvernement issu du Parlement élu (Tobrouk), et des groupes armés regroupés au sein du «Conseil constitutionnel des rebelles de Benghazi», toujours retranchés dans certains quartiers de la ville. Les accrochages entre les deux parties, qui utilisent toutes sortes d'armes, ont causé des dégâts considérables au niveau des infrastructures et obligé une grande partie de la population à quitter la ville.
L'ONU mène actuellement une médiation entre le Parlement reconnu sur la scène internationale et le Congrès national général (CNG, Tripoli), dont le mandat a expiré, en vue de parvenir à une solution politique à la crise libyenne consistant à former un gouvernement d'union nationale et à mettre un terme à la violence dans ce pays, en proie à une guerre civile dévastatrice depuis quatre ans.