Burundi :l'ONU s'inquiète des représailles après le coup d'Etat manqué

Publié par dknews le 16-05-2015, 18h02 | 42

Le porte-parole adjoint des Nations unies Farhan Haq a exprimé son inquiétude quant aux risques de représailles au Burundi à la suite du coup d'Etat manqué et souhaiterait que le respect des droits de l'homme soit davantage surveillé dans le pays, ont rapporté vendredi des médias.

«Nous avons certainement des inquiétudes à propos des droits de l'homme, des risques de représailles et d'attaques revanchardes», a-t-il déclaré. «Nous soutiendrons les efforts pour renforcer une présence liée aux droits de l'homme au Burundi».
A la demande du gouvernement burundais, l'ONU a fermé en décembre dernier sa mission politique au Burundi (Bureau des Nations unies au Burundi), après 20 ans de présence, mais y maintient du personnel dont le nombre pourrait augmenter.

Selon le porte-parole, l'émissaire de l'ONU Saïd Djinnit est rentré à Bujumbura vendredi et le secrétaire général Ban Ki-moon espère parler au président burundais Pierre Nkurunziza «dans les prochains jours».

«Nous espérons que le président Nkurunziza va mener un processus de réconciliation et de dialogue», a ajouté M. Haq. M. Ban, a-t-il indiqué, s'est entretenu par téléphone vendredi avec le président kenyan Uhuru Kenyatta pour inciter «les dirigeants de la région à se joindre aux efforts pour résoudre cette crise». M. Ban lui a indiqué «qu'il faut éviter les représailles et la vengeance, respecter la légalité et les droits de l'homme, et que les Burundais doivent être en mesure d'exercer pleinement leur droit à la liberté d'expression et de rassemblement».

Toujours selon le porte-parole, M. Djinnit va travailler avec l'Union africaine et la Communauté d'Afrique de l'Est pour «soutenir un processus de dialogue susceptible de créer les conditions pour tenir des élections pacifiques et crédibles».