Les prix du Brent grimpaient hier en cours d'échanges européens, à 64,08 dollars, alors que les investisseurs anticipent une nouvelle baisse des stocks américains de brut dont les chiffres officiels paraîtront jeudi au lieu d’hier, en raison d'un jour férié aux Etats-Unis lundi.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 64,08 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 36 cents par rapport à la clôture de mardi.
Les cours du Brent et du WTI repartaient à la hausse hier, après avoir perdu du terrain la veille, lestés par un nouveau renchérissement du dollar. Les cours du Brent ont ainsi perdu près de 3% de leur valeur pendant les échanges de mardi, tombant à leur plus bas niveau en un peu plus d'un mois, à 63,29 dollars.
Le pétrole rebondit en Asie
Les prix du pétrole s'affichaient en hausse hier en Asie aidés par des achats à bon compte et par une nouvelle baisse attendue des stocks de brut aux Etats-Unis.
Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet s'appréciait de 32 cents, à 58,35 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance prenait 11 cents, à 63,83 dollars. Les cours de l'or noir se sont nettement repris depuis le mois de mars après avoir perdu plus de 60% depuis juin, plombés par le déséquilibre entre une demande atone et une production en hausse.
La production saoudienne ne cesse d'augmenter et l'Irak prévoit de doper ses exportations de 36% en juin. Le marché bénéficie ponctuellement de la baisse des réserves américaines de brut. L'Opep, qui pompe environ 40% du brut mondial, se réunit le 5 juin à Vienne. Lors de la dernière réunion de novembre, l'Arabie saoudite avait convaincu une majorité de ses membres de maintenir sa production à 30 millions de barils par jour.