Investissements étrangers en France : Peut mieux faire !

Publié par Cherbal E-M le 28-05-2015, 17h14 | 35

Les chiffres sur l’état des investissements étrangers en France viennent de tomber, engendrant un bémol et des interrogations.

Comparés aux résultats précédents, ceux de 2014, donnés par le baromètre Ernst & Young, montrent en effet, une bonne note à l’attractivité de la France, où, note l’agence Reuters,  « 608 projets ont été recensés, soit 18% de plus qu'en 2013, quand les investissements en Europe ne progressent que de 10% ».

D’après les indications fournies par l’étude Ernst & Young pour 2014, les compétences en matière d’innovation industrielle sont au premier rang des considérations prises en compte  par les investisseurs  étrangers ; une motivation pour 68% d’entre eux qui  voient la France comme «une destination satisfaisante».

Cette avancée n’est cependant pas de nature à susciter beaucoup de cocoricos, dans la mesure où l’analyse détaillée des indicateurs laissent encore planer quelques vulnérabilités. Alors que la moyenne, sur l’ensemble des pays européens en matière de création d’emplois par les IDE a atteint une progression de 12%, la France marque un recul de 11% par rapport à l’année précédente avec seulement 12 577 emplois créés.

L’analyse du cabinet explique cela par, notamment le fait que  les projets inscrits « sont de faible taille, et ne consistent à 80% qu'en extensions d'unités existantes», rapporte l’agence de presse britannique citée par le site http://static.lexpress.fr.

Il y a aussi le problème de la réglementation du travail qui fait, qu’en France, le coût du travail reste encore peu motivant ainsi d’ailleurs que les conditions de flexibilité qui demeurent encore sous l’emprise d’un contexte sociopolitique qui ne parvient pas à donner plus de flexibilité aux relations de travail ; sur ce plan la Grande-Bretagne semble avoir fait de grands pas parvenant à enregistrer, selon le cabinet Ernst & Young, une moyenne de 71 postes d’emploi par projet d’investissement, contre 39 pour l’Allemagne et seulement 25 pour la France.

Des efforts ont été accomplis dans les domaines de la fiscalité et de l’octroi des facilitations, notamment les crédits impôt-recherche. Mais il reste que la France n’arrive toujours pas à agir sur le coût du travail, comme le résume un analyste de chez Ernst & Young qui a déclaré à l’hebdomadaire français L’Express : «Le coût manufacturier reste au-dessus de la moyenne européenne. La France a du mal à justifier son prix».