La nécessité de faire connaître la culture et l’artisanat locaux doit constituer l’une des missions principales des complexes touristiques, conformément au plan national de la qualité des prestations touristiques a affirmé dimanche à Tipasa le ministre de l’Aménagement du territoire du Tourisme et de l’Artisanat Amar Ghoul.
M.Ghoul, qui inspectait des chantiers de projets touristiques dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya, a indiqué que les complexes touristiques publics et privés se doivent de faire connaître davantage la culture et la civilisation algériennes par le biais notamment des conceptions, des tableaux artistiques, de l’ameublement, des ustensiles traditionnels ainsi que de l’art culinaire local.
Il a, dans ce contexte, mis l’accent sur la nécessité de recourir aux matériaux de construction locaux «de haute qualité» et sur le respect des spécificités culturelles de chaque région dans le cadre d’une stratégie visant la classification de complexes touristiques selonque ces derniers assurent des prestations liées aux aspects détente, sport ou santé.
L'importance de diversifier les prestations fournies au niveau des complexes touristiques ainsi que l’élévation du niveau de leurs gestion par le biais notamment d’un changement des mentalités des employés du secteur et de leur formation de manière continue ont également été mises en exergue par le ministre.
M.Ghoul a, dans ce sillage, fait état de 1000 grands projets touristiques en cours de réalisation à l’échelle nationale dont 5 à Tipasa et 11 autres en phase de lancement, notant que ces structures consolideront les capacités d’accueil de la wilaya de 6000 lits supplémentaires à l’horizon 2017.
L’aménagement des commodités et la formation des travailleurs de l’entreprise de réalisation des tapis de Cherchell, faisant face actuellement à des difficultés multiples, ont également été préconisées par le ministre d’un commun accord avec le wali de Tipasa, en vue d’ impulser à cette usine «une nouvelle dynamique économique et commerciale».
Au cours de sa visite, M.Ghoul s’est notamment rendu à l’entreprise de réalisation des tapis de Cherchell avant de s’enquérir à Chenoua du taux de réalisation d’un complexe touristique privé doté d’un volume d’investissement de de 3 milliards DA et d’une capacité de 800 lits.
Au niveau de l’entreprise de gestion touristique, le ministre a suivi un exposé sur le projet de réhabilitation des complexes s’y rattachant, (Mattares et le village touristique) doté d’une enveloppe financière de 4 milliards DA avant de présider, au port de Tipasa, la cérémonie de clôture du salon national de l’artisanat ouvert une semaine plus tôt.
145 ZET soumises aux opérations d'assainissement et d'aménagement
Près de145 Zones d'expansion touristique (ZET) sont actuellement soumises aux opérations d'assainissement et d'aménagement, soit 70% des 205 zones existantes, a indiqué un responsable au ministère de l'Aménagement du territoire, du tourisme et de l'Artisanat.
A cet effet, une nouvelle étude pour le reclassement de ces zones a été élaborée, a déclaré à l'APS Mohamed Terguini, directeur des activités touristiques au ministère. Cette étude permettra de définir les fonciers qui doivent être écartés ou réaménagés en raison de leur exploitation pour la réalisation de projets extra-touristiques.
M. Terguini a, par ailleurs, cité le projet de «restructuration de l'assiette foncière touristique visant à lancer de nouveaux types de tourisme, dont le tourisme climatique, environnemental, historique et religieux, en fonction des spécificités de chaque région». A l'horizon 2019, il est prévu la création de 186 nouvelles ZET, a fait savoir le responsable, rappelant que «205 ZET existent actuellement avec une superficie globale de plus de 53.000 ha».
Ce foncier est disponible dans différentes régions du pays, dont 160 sites touristiques sur le littoral avec une superficie de plus de 37.000 ha et 23 sites dans le Sahara avec une superficie de plus de 9.000 ha et 22 ZET dans les hauts plateaux avec une superficie de plus de 6.000 ha.
La plupart des zones suscitées ont été classées en 1982, d'autres l'ont été en 2010, a-t-il indiqué soulignant la nécessité d'élaborer des études d'aménagement à grande échelle pour mettre ces régions à la disposition des investisseurs. 26 études ont été adoptées jusqu'à présent, alors qu'une vingtaine d'études d'aménagement sont en cours d'adoption et 73 autres en cours de réalisation.
Rappelant les efforts consentis pour accélérer la réalisation des études d'aménagement, le responsable a souligné l'importance de la révision du décret exécutif promulgué en mars dernier qui stipule «la réduction du délai d'examen et l'accélération de l'adoption des plans d'aménagement, pour éviter l'accumulation dans la réalisation des projets et assurer leur parachèvement dans les délais fixés».