Le président français François Hollande a lancé jeudi un «appel» pressant aux partenaires sociaux du monde entier, syndicats patronaux et de salariés, pour qu'ils concourent au succès de la conférence mondiale sur le climat que la France accueillera fin 2015 à Paris.
«Je suis venu vous lancer un appel», a déclaré le chef de l'Etat français devant plusieurs centaines de représentants de la Conférence internationale du travail, le «parlement» de l'Organisation international du travail (OIT) qui se réunit tous les trois ans au Palais des Nations de l'ONU, sur les rives du Lac Léman. «Nous avons besoin de la pleine implication des partenaires sociaux», a-t-il souligné, «c'est l'intérêt de la planète, des entreprises, du développement économique, du progrès social».
«Lutter contre le changement climatique n'est en aucune façon menacer l'emploi», a encore plaidé François Hollande qui s'est employé à apaiser les «inquiétudes» exprimées par les «pays en voie de développement qui craignent d'avoir des contraintes supplémentaires qui les empêcheraient d'accéder à la croissance» et les pays développés qui redoutent que de nouvelles règles ne «découragent les investissements et pèsent sur l'emploi».
«C'est tout le contraire», a-t-il ainsi assuré, «c'est parce que nous allons avoir de nouvelles règles en matière de comportements, de production, de transport, de consommation, c'est parce que nous allons lutter contre le réchauffement climatique et assurer la transition énergétique que nous allons créer plus d'activité, investir davantage et avoir plus de croissance».
Ainsi, pour François Hollande qui poursuivait à Genève un périple mondial en amont de la conférence de Paris (COP21), le «rôle» des partenaires sociaux est «de prévoir ce que va engendrer cette transition, d'anticiper les emplois, les compétences, les formations, les qualifications dans tous les pays du monde».