FMI : Un accord sur la Grèce requiert «des décisions difficiles» de toutes les parties

Publié par DK News le 15-06-2015, 18h05 | 27

Un accord sur la Grèce nécessitera des «décisions difficiles» de la part des autorités d'Athènes mais également de la part des Européens qui devront faire un geste sur la dette du pays, a estimé le FMI dimanche.

«Un accord crédible nécessitera des décisions difficiles de l'ensemble des parties», a écrit le chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, dans un blog publié par l'institution alors qu'un nouveau round de discussions entre la Grèce et ses créanciers s'est soldé dimanche par un échec. Depuis plusieurs semaines, la Grèce et ses créanciers (FMI, Commission Européenne et Banque centrale européenne) butent sur les mesures d'économies exigées du pays en contrepartie du versement d'une tranche de prêt de 7,2 milliards d'euros.

Selon M. Blanchard, un accord ne sera possible que si le parti Syriza au pouvoir à Athènes accepte une refonte de la TVA et de nouvelles coupes dans les retraites afin d'assainir les finances du pays, au bord de la faillite. «Si ces réformes ne sont pas mises en oeuvre, la Grèce ne pourra pas renouer avec une croissance ferme et le fardeau de la dette deviendra encore plus élevé», écrit M. Blanchard, tout en reconnaissant que les électeurs grecs avaient déjà rejeté «certaines réformes» en portant Syriza au pouvoir.

Mais selon M. Blanchard, un accord nécessitera également un effort supplémentaire des Européens qui devront à la fois accorder à Athènes un nouveau plan d'aide «significatif» et alléger la dette du pays en étendant les échéances de remboursement et en réduisant les intérêts. Le responsable du FMI, institution accusée d'intransigeance par Athènes, reconnaît toutefois que l'équation est compliquée.

«Tout comme il y a une limite à ce que la Grèce peut faire, il y a une limite au niveau de financement et d'allègement de dette que les créanciers publics sont désireux de consentir et sont à même de fournir étant entendu qu'ils doivent penser à leurs propres contribuables», a indiqué M. Blanchard.