L'annonce a été calme, sereine. C'est à partir de la ville d'Oran que la candidature du Président Bouteflika à la prochaine élection présidentielle a été annoncée. Attendue, espérée peu ou prou, l'entrée dans le bal de cette prochaine élection présidentielle de M. Abdelaziz Bouteflika vient en tout cas clore définitivement le chapitre des supputations et des interrogations quant à sa participation ou pas à ce scrutin du 17 avril.
Bouteflika partant pour la présidentielle 2014 que certains courants politiques, pour ne pas dire certaines officines occultes, ici et ailleurs, tentent de discréditer, de placer dans un contexte national hors normes. Décodés, les messages pessimistes de certains cercles politiques proches de mouvances anti-algériennes signifient autrement leurs visées, dont le démembrement des institutions républicaines algériennes, parmi elles l'ANP.
Sinon comment décrypter ce soudain silence de certaines chapelles après la montée au front du Président Bouteflika qui avait rappelé, la semaine dernière, chacun où qu'il soit, à prendre ses responsabilités, et, surtout, à ne jamais commettre la faute de s'en prendre aux institutions républicaines. Cette salve n'étant pas suffisante, le chef de l'Etat a également cru bon de revenir sur cette élection présidentielle pour en recadrer les débats et les enjeux, au seul bénéfice des Algériens et de l'Algérie. N'a-t-il pas insisté, dans sa fameuse directive de jeudi dernier, sur les principes de bonne gouvernance, d'équité, de justice sociale, de respect du libre jeu politique ?
Aujourd’hui, il a mis un terme au long suspense qui planait sur sa candidature, et a immédiatement fermé la porte des interrogations pour en ouvrir une autre : celle de la préparation, en tant que candidat, d'une âpre campagne électorale. Il aura pour autant, répondu favorablement aux multiples sollicitations, émanant notamment de la société civile, de courants politiques ou de personnalités, pour qu'il se présente à un quatrième mandat.
Et, ce faisant, beaucoup y voient une solution idoine pour le pays, car l'homme aura réussi bien des paris comme le retour à la paix civile, la stabilité politique et la réconciliation nationale. Des défis au début difficiles à surmonter, aujourd'hui réalité palpable. Et puis, est-ce une si surprenante décision de M. Bouteflika de se porter candidat pour un quatrième mandat ?
Non, connaissant l'homme, pour qui beaucoup reste encore à faire pour asseoir un réel développement économique et social en Algérie. Vu de cet angle-là, rien d'étonnant à une décision d'ailleurs soutenue depuis un moment par de larges pans de la société algériennes. Et puis, une telle candidature dans le contexte politique national actuel, est de nature à remettre les pendules à l'heure. Au moment opportun. La suite ? Une campagne électorale épique.