Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Al Arabi a indiqué que l'accès à un véritable partenariat arabo-europeen qui réponde aux aspirations des peuples des deux régions repose sur l'élaboration d'une nouvelle approche de la politique européenne de voisinage permettant aux pays partenaires de profiter au mieux des opportunités offertes dans le cadre de ce partenariat.
Dans son intervention devant les participants à «la réunion sur la révision de la politique européenne de voisinage» qui s'est tenue mardi et mercredi à Beyrouth (Liban) et dont l'APS a reçu une copie, Al Arabi a estimé que le nouveau partenariat doit reposer sur le respect de la souveraineté des Etats, leurs spécificités culturelles, religieuses et sociales en tenant compte de leurs aspirations et de leurs intérêts.
Il est important, a-t-il dit, que les mécanismes du partenariat soient souples de manière à s'adapter aux changements et aux développements sur la scène régionale et internationale et que l'Union européenne (UE) se concerte avec les pays du sud de la Méditerranée sur des questions liées à la politique européenne et à son impact sur ces derniers.
Le secrétaire général de la Ligue arabe a appelé les pays de l'UE à prendre avec les pays du sud de la Méditerranée, des mesures communes pour faire face aux menaces terroristes que connaissent les deux régions et à l'islamophobie dont sont victimes les communautés arabes dans certains pays européens. La lutte, a-t-il souligné, doit être commune et globale.
Concernant la migration clandestine, Al Arabi a indiqué que cette question ne peut être traitée sans associer les pays d'origine et de transit aux pays européens touchés par le phénomène tout comme ne peut être traitée la question de l'extrémisme et du terrorisme indépendamment des foyers de tension et de terrorisme dans les pays arabes voisins des pays méditerranéens.
Il a par ailleurs appelé au rapprochement des politiques arabe et européenne concernant la question palestinienne pour aboutir à une solution juste et globale fondée sur le respect de la légalité internationale et la mise en oeuvre de l'initiative de paix arabe.
Al Arabi a émis l'espoir de voir l'UE soutenir l'initiative française appelant à entreprendre les démarches nécessaires pour mettre fin au conflit arabo-israelien et instaurer une paix juste fondée sur la solution des deux Etats.