Journée internationale contre la drogue: Ban Ki-moon appelle à la multiplication des efforts dans la lutte contre ce fléau

Publié par dknews le 27-06-2015, 17h37 | 30

Le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a appelé à l'occasion de la Journée internationale contre le trafic et l'abus de drogues, à la multiplication d'efforts pour lutter contre ce fléau, qu'il a qualifié d'»obstacle au développement», dans un message adressé à cette occasion célébrée le 26 juin de chaque année.

«En septembre, les dirigeants du monde entier se réuniront à l’ONU pour adopter un ambitieux et nouveau programme de développement durable visant à éliminer la pauvreté extrême et à permettre une vie dans la dignité pour tous.

Cette ambition, certes réalisable, se heurte toutefois à divers obstacles, notamment le fatal préjudice que portent, aux collectivités et aux individus, le trafic et l’abus de drogues», a déclaré M. Ban dans son message.

«Pour relever ensemble ce défi, nous nous appuyons sur les conventions internationales relatives à la lutte contre la drogue. Dans le strict respect des règles et normes en matière de droits de l’homme, l’ONU plaide pour un délicat rééquilibrage des politiques internationales en matière de lutte contre les drogues placées sous contrôle», a-t-il souligné.

Le secrétaire général a également affirmé qu'il est temps d'étudier «des solutions autres que la pénalisation et l’incarcération des consommateurs, pour privilégier l’action pénale contre la filière de l’offre».

«Nous devons nous attacher davantage à des questions telles que la santé publique, la prévention, le traitement et la prise en charge et rechercher des stratégies dans les sphères économique, sociale et culturelle», a-t-il encore mentionné. Par ailleurs, M. Ban a insisté sur la nécessité de briser le lien entre drogues illicites et violence, corruption et terrorisme.

«Dans un souci d’équilibre, nous devons prendre conscience des corrélations étroites qui existent entre les trafiquants de drogues et les réseaux criminels impliqués dans la contrebande d’armes à feu, les enlèvements, la traite des êtres humains et d’autres crimes», a-t-il orienté.

En outre, le Secrétaire général de l'Onu a soutenu qu'»il faut s'attacher davantage à éliminer l’offre de précurseurs qui servent à produire d’innombrables drogues illicites».«Il est essentiel de promouvoir la coopération internationale dans le cadre des conventions des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et la corruption si nous voulons résoudre les problèmes de sécurité et de développement que connaît le monde d’aujourd’hui.

Aucun criminel ne devrait échapper à la justice», a-t-il martelé. «Pour lutter contre les drogues illicites, nous devons, parallèlement, £uvrer à promouvoir des débouchés grâce à un développement équitable et durable», a également avancé M. Ban.

La session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur le problème mondial de la drogue, qui se tiendra en avril 2016, peut faire avancer cette cause en permettant aux pays de mettre en commun leurs connaissances dans ce domaine et de trouver des solutions communes, a-t-il présagé.

Les Comores demandent plus de «générosité» de l'Europe face aux Comoriens
qui meurent en mer


Le chef de la diplomatie comorienne a demandé jeudi plus de «générosité» de l'Europe face au drame des Comoriens qui meurent en mer en tentant de se rendre sur l'île de Mayotte, la quatrième île de l'archipel toujours administrée par la France.
«Il serait souhaitable qu'elle (l'Europe) tourne le regard et sa générosité vers ces 70 kilomètres de bras-de-mer qui séparent deux îles de notre pays, devenus un grand cimetière marin pour de nombreux Comoriens qui ne se résignent pas à considérer Mayotte comme un territoire étranger», a dit Abddoulkarim Mohamed, à l'ouverture à Moroni du premier dialogue politique entre les Comores et l'Union Européenne (UE). «C'est au nom de la vérité et de la franchise que nous ne saurions, dans notre dialogue, éluder la question de Mayotte et que nous sommes fermement attachés au retour de cette île soeur dans son ensemble naturel», avait-il préalablement déclaré, renouvelant l'ancienne revendication des Comores pour un rattachement de Mayotte.
A la question de savoir si ce différend pourrait compromettre la coopération avec l'UE, le ministre a été catégorique: «malgré cette épineuse  question de l'intégrité territoriale, la France reste notre premier partenaire au développement (...) Mayotte reste une priorité dans notre diplomatie, nous attachons une importance capitale à son retour, mais cela ne nous empêche pas continuer à coopérer et d'avancer sur d'autres questions».
Interrogé par l'AFP sur ce souhait des autorités comoriennes, le chargé d'affaires de l'UE Aldo Dell'Arricia a répondu que l'UE avait «pris note des observations du ministre» mais, a-t-il ajouté «on n'en a pas discuté». Sur les questions liées à la gouvernance, Dell'Arricia a réaffirmé que «l'UE est garante du processus démocratique aux Comores». Il s'est néanmoins refusé de commenter la candidature contestée de l'ex-président Ahmed Abdallah Sambi à l'élection présidentielle de 2016, affirmant que «c'est à la Cour Constitutionnelle (comorienne) d'en décider. La France et l'UE observeront une stricte neutralité», a-t-il dit.
La coopération entre l'UE et les Comores date de 1958.
Le 11e FED (Fonds européen de développement), qui couvre la période 2015-2020, s'élève à 68 millions d'euros, en hausse de 20 millions par rapport au précédent (2008-2013). Il porte sur les secteurs des transports maritimes et terrestres (36 millions d'euros), la gouvernance (17 millions d'euros), la formation technique et professionnelle (10 millions d'euros), etc. Les Comores sont constituées d'Anjouan, Grande-Comore, et Mohéli. Mayotte, la quatrième île de cet archipel de l'océan Indien, 101e département français et Région ultrapériphérique de l'UE, est toujours revendiquée par Moroni.