Canicule en France : Records et suffocation

Publié par Cherbal E-M le 05-07-2015, 16h29 | 21

Rarement les Français auront vu ces derrières décennies des températures aussi élevées pour un début de mois de juillet. Alors que certaines régions suffoquent sous des pics de chaleur inquiétants, l’alerte est générale, notamment au niveau du gouvernement et des services publics pour atténuer les effets de cette vague de chaleur qui, rappelons-le, laisse encore un souvenir douloureux dans la mémoire des Français traumatisés par la canicule de 2003 et son lot de milliers de morts, notamment parmi les personnes de 3ème âge.

Apr7s une première liste de 47 départements, Météo France a finalement ramené, à l’approche du week end, la liste des départements affectés par la chaleur,  à un peu plus d’une trentaine. Certaines régions auront ainsi inscrit ce pic de chaleur au rang de record, comme à « Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Dieppe (Seine-Maritime) et Melun (Seine-et-Marne) qui, avec 35,4°C, 38,3°C et 39,4°C ont battu leur record absolu de température, selon Météo-France «, rapporte le site du quotidien gratuit 20minutes.fr

Des désagréments sont enregistrés un peu partout, d’autant que cette période coïncide avec les premières grandes vagues de départ en vacances. A Paris, la gare de chemins de fer de Saint Lazarre a connu quelques heures de totale pagaille après un dysfonctionnement de son système électrique en raison de la forte chaleur qui frappé la capitale française.

Echaudé par le douloureux épisode de la canicule de 2003, le gouvernement français est resté en situation d’alerte, communicant sans discontinuer sur cette question. Cependant, l’ambiance n’est pas à la panique, comme tenait à le souligner le premier ministre Manuel Valls, en visite à une institution médicalisée du 15ème arrondissement à Paris ; il a plutôt appelé à faire jouer le sens de la solidarité  pour venir en aide, notamment aux personnes vulnérables, sans pour autant, a-t-il précisé, verser dans l’affolement.

Certaines professions se sont mobilisées pour venir en aide aux populations dans le besoin, comme c’est le cas des facteurs qui se sont proposé de faire du porte à porte pour secourir les personnes en difficulté ; d’autres ont par contre saisi l’opportunité de cette canicule pour soulever la question des conditions de travail et réclamer une amélioration ;  c’est ce qu’ont fait les syndicalistes de  l'usine PSA de Sochaux, où «la CGT a engagé une procédure de «danger grave et imminent», souligne l’AFP qui cite une déléguée syndicale selon laquelle «C'est l'horreur: il n'y a pas de clim, pas de fenêtres, que des verrières non teintées».

L’agence a également fait cas de la démarche  du  syndicat de police Unité SGP/FO  qui a revendiqué un temps de pause pour les agents de police au motif que  ««c'est «important pour nos collègues engagés sur Vigipirate» avec un «armement parfois lourd»», souligne un cadre de ce syndicat à l’AFP.
Inutile de dire que toutes les fontaines publiques sont prises d’assaut, tandis que des parcs publics ont été laissés ouverts pour offrir des havres de fraicheur aux habitants.

Pour l’heure les bilans officiels ne font état d’aucune victime tandis que  la ministre de la santé admet qu’il est encore trop tôt pour parler d’un bilan fiable.Les collectivités locales redoublent d’initiatives pour assurer un confort à leurs populations.

Elles en sont pas les seules si l’on en croit l‘AFP qui évoque cette trouvaille marketing du  gouffre d'Esparros (Hautes-Pyrénées), site naturel classé  qui  «a mis en place des tarifs gratuits pour les moins de 6 ans et les plus de 80 ans pour les faire profiter de la température constante à 12,6 degrés» ; une autre facette de dame nature.