De 2004 à 2014, plus 1,45 milliard d’euros avait été contractualisé, dont 1,3 milliard d’euros versés, par l’Union européenne dans le cadre de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (APF), l’un des instruments financiers clés de la coopération entre l’Afrique et l’UE dans le domaine de la paix et de la sécurité, a indiqué le rapport annuel 2014 de l’APF. «A la fin 2014, un montant total de 1,45 milliard d’euros avait été contractualisé et plus de 1,3 milliard d’euros versés au titre de cet instrument.
Ce soutien financier permet à l’Union africaine (UA) et aux Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux (CER/MR) de renforcer leurs rôles respectifs dans le domaine de la paix et de la sécurité (à)», lit-on dans le rapport publié par la Commission européenne.
Selon le rapport dont l'APS a obtenu une copie, l’APF a continué durant l’année 2014 à aider financièrement l’UA et les CER/MR investis d’un mandat dans le domaine de la paix et de la sécurité. Les activités financées dans le cadre de l’APF sont le soutien financier aux opérations de soutien à la paix (OSP) menées sous commandement africain, la mise en £uvre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS) et enfin le soutien aux initiatives menées au titre du Mécanisme de réaction rapide (MRR), a précisé le rapport.
L’année 2014 a été bien remplie sur le front des opérations de soutien à la paix, avec la poursuite des OSP en Somalie, en République centrafricaine (RCA) et au Mali. L’APF a continué à soutenir la mission de l’UA en Somalie (Amisom), revoyant même son financement à la hausse.
«A eux seuls, les engagements pour l’année 2014 atteignent environ 225 millions d’euros. En Afrique centrale, avant que la Minusca sous commandement des Nations unies (ONU) ne prenne le relais, la mission internationale de soutien à la RCA sous conduite africaine (Misca) a bénéficié d’engagements financiers au titre de l’APF à hauteur de 125 millions d’euros» précise le texte.
L’APF a également soutenu la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), à concurrence de 28 millions d’euros, avant que son commandement, ne soit confié à l’ONU, a ajouté le rapport. Toutefois, durant la même année, l’UE et les CER ont continué à recourir de plus en plus au MRR pour répondre aux crises sur le continent africain.
Au total, l’APF a ainsi financé sept nouvelles activités de l’UA/CER dans les domaines de la médiation, de la diplomatie ou de la préparation au déploiement en Afrique. Fin 2013, l’UE avait souhaité d’orienter la programmation de l’APF pour la période 2014-2020, l’idée étant d’en faire un instrument dont les besoins répondent à l’agenda africain de développement des capacités à long terme, de renforcer la synergie entre les instruments de l’UE et d’approfondir le suivi programmatique et le soutien technique des activités financées par l’APF, rappelle-t-on En 2014, un programme d’action triennal a été adopté, couvrant la période 2014- 2016.
Le financement des OSP au titre de l’APF mobilise de plus en plus les fonds de développement, une évolution qui a conduit l’UE à lancer un débat sur sa viabilité financière dans les années à venir. Créé en 2003, l' APF est l’un des instruments financiers clés de la coopération entre l’Afrique et l’UE dans le domaine de la paix et de la sécurité.
L’orientation stratégique de l’APF s’appuie sur une approche double qui associe un financement à court terme de mesures de résolution des crises à un soutien à plus long terme au renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la paix et de la sécurité.
ONU-Habitat :Appel aux pays de l'Afrique à libéraliser leur secteur des services financiers
Le programme des Nations unies pour l'Habitat a appelé jeudi, les pays africains à libéraliser leur secteur des services financiers afin d'attirer plus de capitaux. L'économiste urbain d'ONU-Habitat, Marco Kamiya, a déclaré que le secteur des services a le potentiel de devenir un vecteur clé de la croissance économique africaine.
«Dans les pays développés, le secteur des services contribue à plus de 70% des opportunités d'emploi par rapport à l'Afrique sub- saharienne où il ne représente que moins de 40%», a déclaré M. Kamiya lors du lancement d'un rapport de la conférence de l'ONU sur le Commerce et le Développement (Unctad) à Nairobi.
Le rapport 2015 sur le Développement économique en Afrique de l'Unctad explique que les restrictions commerciales dans les services financiers varient grandement selon les pays africains et sont les plus élevées en Ethiopie, au Zimbabwe et en Egypte.
Le rapport montre également que les petits marchés nationaux africains doivent se consolider afin de bénéficier des chaînes de valeur financières mondiales. Il y a cependant une internationalisation croissante des banques africaines et l'exposition aux crises financières mondiales. La région doit dont intégrer des mécanismes pour les crises financières, ses préventions et résolutions.