Le Soudan appelle les parties en conflit au Soudan du Sud cesser les hostilités et conclure un accord de paix

Publié par Dknews le 11-07-2015, 16h48 | 30

Le Soudan a appelé les parties en conflit au Soudan du Sud «à cesser les hostilités» et à s'atteler à «conclure un accord de paix et de sécurité global».

Le Soudan du Sud doit «reprendre les négociations conformément à la feuille de route présentée par l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en Afrique», a déclaré le ministre soudanais du , Mohamed Zayed Awad, lors d'une cérémonie organisée vendredi à l'ambassade du Soudan du Sud à Khartoum, à l'occasion du quatrième anniversaire de l'indépendance du pays.

«Nous souhaitons que les parties belligérantes au Soudan du Sud mettent fin à la guerre et s'attellent à conclure un accord de paix et de sécurité global pour le peuple du Soudan du Sud», a-t-il déclaré.
Le ministre soudanais a réitéré «la préoccupation de son pays quant à l'instabilité au Soudan du Sud», assurant que le Soudan suivait de près l'évolution de la situation au Soudan du Sud».

L'IGAD a récemment suggéré une feuille de route pour résoudre le conflit dans ce nouveau pays, qui propose un partage des pouvoirs entre le gouvernement du président Salva Kiir et les rebelles menés par Riek Machar.

La proposition de l'IGAD consiste à accorder au gouvernement actuel la majorité au parlement ainsi que les postes de président et de vice-président et 53% des portefeuilles ministériels.

Elle propose également de créer un poste de Premier vice-président pour les rebelles et de leur accorder 33% des portefeuilles ministériels, les 14% restants revenant aux autres groupes d'opposition, sauf dans la grande région du Haut Nil (Etats de Jnolei, du Haut Nil et de l'Unité) où 53% seraient affectés aux rebelles et 33% au gouvernement actuel.

L'indépendance Soudan du Sud a été officiellement annoncée le 9 juillet 2011 à la suite d'un référendum lors duquel près de 99% des habitants du sud avaient voté pour sa sécession.

En décembre 2013, de violents combats ont éclaté dans la capitale Juba, lorsque le président Salva Kiir, un Dinka, a accusé son vice-président (Nuer) Riek Machar, tout juste limogé, de fomenter un coup d'Etat. Leur rivalité politique a rapidement dégénéré en un conflit ethnique marqué par une scission de l'armée et des massacres entre les deux tribus.

Le conflit n'a guère connu de répit depuis, en dépit des tentatives de médiations régionales et de vaines sanctions de la communauté internationale.

Aucun bilan précis des victimes n'a pu être établi. En novembre 2014, l'International Crisis Group avait estimé à 50.000 - au moins - le nombre de morts. Les violences ont forcé quelque 1,9 million de personnes à fuir leurs maisons, selon les estimations.