Les matières premières sous pression sur les marchés mondiaux

Publié par dknews le 11-07-2015, 17h26 | 77

Les prix des matières premières échangées sur les marchés internationaux ont été sous pression la semaine dernière, lestés, pour certains par, les incertitudes sur les négociations de la dette grecque et l'inquiétude suscitée par la crise boursière en Chine.

Les cours du pétrole ont fini la semaine sur une nette baisse lestés par la surabondance d'offre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août chutait à 58,68 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, contre 60,39 dollars une semaine plus tôt.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance baissait à 52,74 dollars, contre 55,56 dollars une semaine plus tôt. Les cours du sucre ont plié sous le poids d'une grosse récolte brésilienne, tandis que le café souffrait d'un marché bien approvisionné et que le cacao résistait bien aux craintes pesant sur la demande mondiale.

Le sucre a tenté de se stabiliser mais s'est de nouveau retrouvé sous pression jeudi, les cours ont piqué du nez après l'annonce d'une hausse de la récolte de canne à sucre pendant la seconde quinzaine de juin dans la région

Centre-sud du Brésil, coeur de la production du pays qui est le premier producteur et exportateur mondial de sucre, d'après des données diffusées par le regroupement d'industriels Unica. A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en octobre valait 358,60 dollars, contre 372,60 dollars le vendredi précédent pour livraison en août.

A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en octobre valait 12,05 cents, contre 12,30 cents jeudi dernier à la clôture des marchés. Les tarifs du café ont baissé, marquant mardi un plus bas en un mois et demi à Londres, une baisse due à la récolte en cours en Indonésie et le besoin des producteurs du Vietnam d'écouler leur stock avant le début de la prochaine récolte en octobre.

Un assèchement des stocks brésiliens et une demande mondiale attendue solide pourraient néanmoins tendre les conditions sur le marché physique du café dans les mois à venir, au profit des cours. Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en septembre valait 1.732 dollars la tonne vendredi, contre 1.744 dollars le vendredi précédent.

Sur le ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en septembre valait 126,80 cents, contre 127,40 cents le jeudi précédent à la clôture, le marché étant resté fermé vendredi dernier pour cause de férié aux Etats-Unis. Le cacao a poursuivi sa hausse à Londres, grimpant à son plus haut niveau en quatre ans, à 2.206 livres sterling la tonne. Les cours de la fève brune échangée à New York sont restés stables.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en septembre valait 1.732 dollars la tonne vendredi, contre 1.744 dollars le vendredi précédent. Sur le ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en septembre valait 126,80 cents, contre 127,40 cents le jeudi précédent à la clôture, le marché étant resté fermé vendredi dernier pour cause de férié aux Etats-Unis.

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en septembre valait 2.199 livres sterling, contre 2.171 livres sterling le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en septembre valait 3.293 dollars, contre 3.288 dollars jeudi dernier à la clôture.

Après quelques semaines de flambée, les prix agricoles ont ralenti ou stoppé leur hausse depuis lundi à Chicago, mais ont connu des fortunes diverses, notamment face à des chiffres officiels surtout favorables au maïs et au soja. A l'inverse du maïs et du soja, les cours du blé n'ont pas trouvé de soutien particulier dans le rapport de l'USDA, et achèvent la semaine sur un repli, après avoir pris quelque 20% lors des quinze jours précédents face au temps trop humide aux Etats-Unis et trop sec en Europe.

Le boisseau de blé pour septembre, là encore le plus actif, valait 5,7600 dollars contre 5,9050 dollars précédemment (-2,46%). Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a fini à 4,4500 dollars  contre 4,3725 dollars à la fin de la semaine précédente (+1,77%).

Le boisseau de soja pour novembre, lui aussi le plus échangé, coûtait 10,2225 dollars, contre 10,3025 dollars auparavant (-0,78%). L'or a baissé toujours lesté par la perspective d'un relèvement des taux d'intérêt américains cette année et des espoirs d'accord sur la Grèce. Une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) rendrait le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs, et pénaliserait de fait les achats d'or, libellés dans la monnaie américaine.

Le métal jaune n'est ainsi toujours pas parvenu à profiter de son statut traditionnel de valeur refuge, qui fait qu'habituellement les investisseurs se ruent sur l'or en période d'incertitudes économiques mondiales. L'argent a également souffert de la chute des Bourses en Chine, difficilement enrayée par l'intervention des autorités chinoises en fin de semaine.

Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1.159,30 dollars vendredi, contre 1.167,95 dollars le vendredi précédent. L'once d'argent a clôturé à 15,45 dollars, contre 15,64 dollars il y a sept jours. Les prix des métaux de base ont baissé la semaine dernière, la chute des Bourses en Chine a fait souffler un vent de panique sur les marchés de ces matières hautement dépendantes de la demande chinoise.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 5.577,50 dollars vendredi, contre 5.803 dollars le vendredi précédent, l'aluminium valait 1.690,50 dollars la tonne, contre 1.728 dollars, le plomb valait 1.794,50 dollars la tonne, contre 1.775 dollars, l'étain valait 13.975 dollars la tonne, contre 14.400 dollars, le nickel valait 11.275 dollars la tonne, contre 12.125 dollars, et le zinc valait 2.005,50 dollars la tonne, contre 2.025 dollars.