Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf a affirmé mardi que les actes de destruction ayant ciblé des établissements hospitaliers publics «ne servent pas les intérêts du citoyen».
Dans une déclaration à l'APS en marge de la signature d'un accord de coopération entre le ministère et le Commissariat à l'énergie atomique, M. Boudiaf a déploré les actes de destruction ayant ciblé lundi l'établissement spécialisé en neurochirurgie de Sidi Ghiles (Tipasa) affirmant que le «citoyen sera privé de certaines prestations en attendant les travaux de réfection».
Mise en service depuis deux ans, cette structure spécialisée prend en charge les habitants de Tipasa à 100% en plus des patients transférés à partir d'Alger, de Blida, Chlef et Aïn Defla en partie et 10% des wilayas du sud.
Le premier responsable du secteur a estimé que des fonds supplémentaires seront consacrés aux travaux de réfection de cet établissement qui a coûté à l'Etat des sommes faramineuses ajoutant que de nombreux malades des régions citées seront privés des prestations nécessaires.
Il a, ainsi , appelé les citoyens à préserver ces structures qui sont, tout d'abord, un «bien» public rappelant qu'outre les prestations en neurochirurgie, l'établissement «cible d'actes de destruction» assurait les urgences médicales en faveur de la population de Sidi Ghiles.
Le ministre a, dans contexte, rassuré les habitants de cette région en annonçant l'ouverture d'un service d'urgences médicales au niveau de la polyclinique de proximité qui est en cours de réalisation pour une meilleure prise en charge des malades.
Par ailleurs, M. Boudiaf est revenu sur une instruction donnée à tous les gestionnaires des établissements de santé qui leur permet de signer des contrats avec des entreprises de gardiennage afin de renforcer la sécurité en cas de déficit ou d'absence d'agents de sécurité en coordination avec les Collectivités locales en vue de préserver la structure publique.