Baccalauréat : Tableau d’honneur pour Benghebrit

Publié par Dknews le 15-07-2015, 18h23 | 89

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a qualifié mardi les résultats du baccalauréat 2015 de «satisfaisants», précisant vouloir atteindre un taux de réussite de 70%. 

Lors de la cérémonie organisée en l'honneur des meilleurs bacheliers, Mme Benghebrit a exprimé l'optimisme du ministère quant à la possibilité d'atteindre ce taux (70%) à court terme, grâce «au redressement de la reforme que nous concrétisons sur la base de deux éléments essentiels: la refonte pédagogique la rationalisation de la gouvernance». 

Le taux de réussite au baccalauréat cette année a atteint 51,36% contre 45,01 % l'année dernière, soit une hausse de 6,35 %, a indiqué la ministre, soulignant que les résultats des filles restaient meilleurs que ceux des garçons avec 68,32 % contre 31,68 % pour les garçons. 

La filière des mathématiques et maths techniques vient en tête avec un taux de 62,74 %, suivie des langues étrangères (58,74%), des sciences (51,43%), des lettres (47,14 %) et de gestion et économie (43,69 %).

«Nous avons grandement contribué à cette réussite à la faveur des efforts exceptionnels consentis pour assurer la stabilité du secteur d'une part et garantir un accompagnement psychologique et pédagogique des candidats d'autre part», a indiqué la ministre.

Mme Benghebrit a rappelé que l'examen du baccalauréat s'est déroulé dans de «bonnes conditions», sachant que la session de cette année a enregistré un grand nombre de candidats (ancien et nouveau systèmes). 

S'agissant des défis à relever notamment les disparités des résultats entre wilayas, la ministre a appelé à une révision de l'organisation des examens particulièrement le baccalauréat et une révision du calendrier de l'examen d'éducation sportive et de l'élaboration des sujets d'examens.

Concernant les tentatives de triche durant l'examen du baccalauréat, la ministre a souligné que son secteur comptait utiliser les Technologies de l'information et de la communication (TIC) pour «empêcher toute tentative de triche». 

Ces questions seront soumises au débat lors d'une conférence nationale d'évaluation de la mise en oeuvre de la reforme de l'école prévue fin juillet en cours. 

«Il est temps de changer les mentalités à propos du concept de réussite qui est essentiellement lié aux opportunités offertes à l'élève pour s'intégrer dans la vie pratique». 


Benghebrit insiste sur la professionnalisation de la gestion des établissements scolaires 
et du métier d’enseignant

La professionnalisation de la gestion des établissements scolaires et du métier d’enseignant ainsi que la réorganisation des examens de fin d’année sont des conditions nécessaires pour améliorer le système éducatif national et le taux de réussite au Bac, a insisté, mardi soir à Tizi-Ouzou, la ministre de l’Education nationale (MEN) Nouria Benghebrit. 

Intervenant en marge de la cérémonie organisée en l’honneur des 221 élèves de Tizi-Ouzou qui ont brillé aux examens de fin d’année, et qui ont permis a cette wilaya de se classer première l’échelle nationale, Mme Benghebrit, a souligné que pour pouvoir réaliser l’objectif de 70% de taux de réussite au baccalauréat fixé pour la prochaine année scolaire, il est nécessaire de prendre des mesures concrètes portant sur la gestion des établissements scolaires et la pratique pédagogique. 

«La gestion des établissements scolaires constitue une des clés de la réussite et suppose des compétences à acquérir par le biais de la formation», a-t-elle poursuivis soulignant qu’»il faut qu’il y ait au niveau des écoles des «chefs d’orchestre» intéressés par ce que se passe au sein de leur établissements, afin d’accompagner la volonté et les efforts qui seront fournis par les enseignants. 

«Il faut absolument améliorer non seulement le contenu des programmes et le système d’évaluation, mais aussi la gouvernance en matière de pilotage des établissements scolaires ainsi que la pratique de la classe dans sa dimension pédagogique» a-t-elle observé. 

Mme Benghebrit a estimé qu’il important d’étudier les voies et moyens d’améliorer la qualité de l’enseignement qui est «remise en cause par l’ensemble des bénéficiaires du système éducatif national», pour réduire le taux de redoublement qui est «important» et les déperditions scolaires. 

Pour ce faire il y a lieu d’identifier les points de difficulté pour faire un saut qualitatif qui sera à la hauteur des investissements de l’Etat dans l’éducation nationale qui est un secteur stratégique, a-t-elle relevé.  A cet effet, la conférence nationale de l’éducation qui se tiendra du 24 au 26 juillet courant, prévoit justement une série de mesures visant l'amélioration du niveau de l'élève dans le cadre de la réforme engagée par le MEN.  

Des ateliers y seront mis sur pied pour se pencher sur, notamment, la réorganisation des examens nationaux par entre autre la tenue d’épreuves anticipées pour certaine filières tel que l’éducation sportive et la révision de l’année scolaire, a-t-elle indiqué. 

La question de l’intégration de la fiche d’évaluation annoncée par le MEN dans le cadre de ces réformes puis gelée suite à des réactions «négatives» pour certaines et «très mitigées» pour d’autres, y sera également abordée, a indiqué la première responsable du secteur qui a reconnu que cette décision était «prématurée». 

«Nous avons pris acte du fait que nous avions insuffisamment expliqué les avantages de prendre en ligne de compte cette fiche d’évaluation continue qui entrait dans le cadre de la valorisation de l’effort de l’élève», rappelant que son département a réussi au courant de l’année scolaire écoulée, à annuler la limitation d’un seuil des cours devant servir à l’élaboration des sujets d’examen de fin d’année. 

S’agissant de certaines réactions aux réformes annoncé par le MEN, Mme Benghebrit a estimé qu’»il ne faut pas aller dans des débats idéologiques qui ne permettent pas d’avancer».

Ces réformes ont pour finalité de permettre aux élèves de maitriser certains «langages fondamentaux» portent entre autre sur l’amélioration de la maîtrise de la langue arabe dans sa dimension écrite et de communication, des mathématiques, des sciences et des langues étrangères et dont la maîtrise fait partie des compétences nécessaires pour se positionner sur le plan professionnel, a-t-elle ajouté. 

Le MEN «a lancé des chantiers très lourds qui nécessitent la conjugaison des efforts de tous», a-t-elle soutenu. 


EDUCATION nationale : «Généralisation de l’enseignement de tamazight à 20 wilayas, durant la prochaine année scolaire» 

Le ministère de l’Education nationale (MEN) prévoit de généraliser l’enseignement de la langue Tamazight au-delà de 11 wilaya actuellement pour en atteindre 20 au total, durant la prochaine année scolaire, a annoncé, mardi soir à Tizi-Ouzou, la première responsable du secteur Nouria Benghebrit. 

Intervenant dans une conférence de presse organisée en marge de la cérémonie organisée en l’honneur des meilleurs lauréats des examens de fin d’année de la wilaya de Tizi-Ouzou, la ministre a indiqué que les directeurs de l’Education nationale ont été saisie à cet effet. 

«J’ai demandé cette année aux directeurs de l’éducation de faire un effort supplémentaire pour qu’on puisse passer de 11 à 20 wilayas assurant l’enseignement de cette langue national», a-t-elle indiqué.

La commission mixte MEN/Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA) installée dans le cadre de cette démarche de promotion de généralisation de l’enseignement de la langue Tamazight et qui a une représentation de « haut niveau», est chargée de «trouver des solutions opérationnelles pour que cette langue nationale puisse trouver sa place le paysage institutionnel de l’Education nationale «, a-t-elle souligné. 

L’ouverture de postes pour l’enseignement de Tamazight est liée à la demande exprimée sur le terrain par les directions de wilayas de l’éducation, ce chiffre n’est pas établis de manière administrative mais plutôt pédagogique à partir de l’identification faite à l’échelle locale, a-t-elle observé.  

Par ailleurs, Mme Benghebrit a fait savoir que la généralisation de l’enseignement de cette langue n’est pas soumise à un nombre d’élèves préétablie et se fera en fonction des demandes exprimées. «Nous n’avons pas établis des conditionnalités de chiffres en matière d’élèves.  

Même si la demande est exprimée par seulement deux élèves dans un établissement, nous procéderons au recrutement des enseignants «, a-t-elle précisé.  

La promotion de l’enseignement de la langue Tamazight est une position qui est partagée par l’ensemble du gouvernement. Des orientations ont été données à cet effet par le premier ministre, a rappelé Mme Benghebrit. 


«L’essentiel des problèmes posés par les différentes catégories en cours de résolution» 

L’essentiel des problèmes posés par les différentes catégories de l’Education sont "en cours de résolution", a déclaré, mardi soir à Tizi-Ouzou, la ministre de l’Education nationale (MEN). 

"Nous sommes en train de résoudre l’essentiel des problèmes qui ont été posés par les enseignants, les intendants et un certain nombre de catégories de l’Education durant l’année scolaire écoulée", a indiqué Nouria Benghebrit, lors d'une conférence de presse tenue en marge d’une cérémonie en l’honneur des meilleurs lauréats des examens de fin d’année.

Rappelant la démarche du MEN en faveur du dialogue avec les différentes parties pour trouver des solutions à leur préoccupations, elle a fait part de la tenue d’une réunion, la semaine prochaine, avec des syndicats de l’Education nationale autour de leurs préoccupations mais aussi dans la perspective d’aboutir à la signature d’une charte d’éthique et de stabilité du secteur afin de ne pas perturber les élèves dans leur cursus. 

L’objectif attendu de ces démarches est de démarrer une année scolaire 2015/2016 dans la sérénité et dans un climat favorable aux études, a-t-elle ajouté. 

"Les grèves cycliques, même si elles ne durent que quelques jours, sont démobilisantes et démotivantes pour les élèves", a-t-elle observé. 

Selon Mme Benghebrit, la stabilisation du climat social, conjuguée à une refonte pédagogigue en profondeur et à une amélioration de la gouvernance, sont des ingrédients nécessaires pour atteindre le taux de 70% de réussite au bac fixé comme objectif par son département pour la prochaine années scolaire.