Grèce : Bruxelles propose un financement d'urgence via un fonds communautaire

Publié par Dknews le 15-07-2015, 18h34 | 35

La Commission européenne propose le recours à un fonds communautaire pour un financement d'urgence de la Grèce en attendant le déblocage d'un éventuel troisième plan d'aide, selon des informations d'agence, citant une source diplomatique européenne.

Soutenue par la Commission, cette option consisterait à "assurer un financement d'urgence de quatre semaines car nous estimons que c'est le délai minimum" pour la mise en place d'un éventuel plan d'aide sur la base de l'accord conclu lundi entre Athènes et le reste de la zone euro, a expliqué cette source.

"Mais pour être prudent, le texte parle aussi d'une maturité de trois mois", a-t-elle ajouté. Cette proposition a été transmise au Conseil européen, qui représente les 28 Etats membres de l'Union européenne, et au Parlement européen pour information.

Il s'agirait de réactiver le FESM, un fonds de la Commission européenne disposant d'une capacité de 13 milliards d'euros. Une décision du Conseil européen à la majorité qualifiée serait nécessaire.

La Grande-Bretagne, non membre de la zone euro, a déjà refusé l'idée de puiser dans ce fonds. Elle ne pourrait toutefois pas opposer son veto, mais devrait convaincre d'autres pays pour bloquer le projet.

"La zone euro doit régler ses propres factures", a affirmé mardi le ministre britannique des Finances George Osborne. "L'idée que les contribuables britanniques soient appelés à contribuer à cet accord grec est complètement vouée à l'échec", a-t-il ajouté. L'Allemagne s'est aussi montrée réticente.

Mardi, son ministre des Finances, Wolfgang Schauble, a estimé que l'option du fonds communautaire n'était "pas très constructive". 


Les Bourses européennes marquent le pas avant le vote du plan d'aide par Athènes

Les Bourses européennes ont marqué le pas mardi, les investisseurs restant très prudents face aux incertitudes sur les modalités de la mise en place du troisième plan d'aide à la Grèce.

Selon les analystes, le marché a «repris un son souffle» après quatre séances de forte hausse, dans l'anticipation puis après la confirmation de l'accord sur la Grèce. Le parlement grec doit se prononcer mercredi sur les modalités de la mise en oeuvre du plan d'aide validé lundi matin entre la Grèce et ses créanciers, tandis que plusieurs pays européens ont déjà émis des réserves sur leur participation financière au plan.

L'Eurostoxx 50 a progressé de 0,47%. L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a progressé de 0,23% à 6.753,75 points porté notamment par les banques. Les valeurs pétrolières ont également progressé de leur coté après l'accord historique entre l'Iran et les grandes puissances.

L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a terminé en légère hausse de 0,69% à 5.032,47 points. A Francfort, l'indice vedette Dax a pris 0,28% à 11.516,90 points. Les meilleures performances ont été signées dans les secteurs de la fabrication des produits d'hygiène et de la santé.

L'indice FTSE Mib de la Bourse de Milan a terminé mardi en baisse de 0,30% à 23.098 points. A Madrid, l'indice Ibex-35 a gagné 0,3% à 11.258,30 points, après avoir grimpé de 3,08% vendredi et de 1,7% lundi. La Bourse de Bruxelles a avancé de 0,20% mardi, terminant à 3.756,25 points.

L'indice SMI de la Bourse suisse a gagné 0,66% à 9.311,07 points. L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a clôturé en hausse mardi de 0,80% à 493,84 points, tous les titres terminant dans le vert. Sur la seule place européenne en recul, Lisbonne, l'indice PSI 20 a perdu 0,62% à 5.766,97 points, plombé notamment par les secteurs de la grande distribution et des banques.