La déprime économique mondiale, qui touche de plein fouet l'économie algérienne, incite beaucoup plus à la pondération, la sérénité et le travail qu'une quelconque volonté de faire paniquer les citoyens.
Au contraire, le président de la république Abdelaziz Bouteflika, qui a présidé un important Conseil des ministres en fin de semaine, a rassuré sur la volonté des pouvoirs publics de gérer au mieux cette difficile phase sociale et économique. Et de poursuivre sans fléchir le vaste chantier des réformes allant dans le sens d'une gouvernance citoyenne.
C'est ainsi que le Président Bouteflika, dans son analyse de la LFC2015, qui introduit plus de rigueur et d'austérité dans la gestion des dépenses publiques, a estimé qu'en dépit de la chute des prix du pétrole, ''l'Algérie entend poursuivre la mise en œuvre de son programme quinquennal de développement''.
C'est là une annonce qui confirme et consolide autant la volonté des pouvoirs publics de ne pas rogner sur les dépenses allant dans le sens du développement local et des régions, mais également pour que ce même développement local soit équilibré et juste entre toutes les régions du pays.
Le président a, dans ce sens, réitéré ''l'attachement de l'Etat à sa politique de solidarité nationale et de justice sociale'', et a dès lors chargé le gouvernement de veiller à la rationalisation de cette politique, tout en œuvrant également à éliminer toute forme de gaspillage des ressources publiques.
C'est là un des points sur lesquels le président Bouteflika a énormément insisté" lors de ce conseil des ministres. Sur le volet de la justice et les droits de l'homme, il y a cette avancée extraordinaire décidée par le président, qui, en fait a rappelé que devant la loi tous les Algériens sont égaux, et qu'ils doivent être traités selon les principes du respect des droits de l'homme.
Il en est ainsi de la modification du code de procédure pénale, une mesure qui s'inscrit en fait dans le processus continu de modernisation de la justice, engagé par le président de la République. Ce nouveau texte introduit plusieurs modifications destinées à moderniser l'action publique, la dépénalisation de l'acte de gestion, l'allègement de la procédure de la garde à vue, ainsi que plusieurs nouvelles dispositions de nature à consolider les réformes de la justice.
C'est en réalité un grand pas en avant vers autant la modernisation de la justice algérienne que son intégration dans le processus de mondialisation de la justice, avec comme objectif le respect de la dignité humaine, tout en restant une justice au service de la Nation, du citoyen et la protection des biens de la collectivité.
En somme, le dernier Conseil des ministres a délivré deux importants messages: le premier est que l'économie algérienne, étranglée par la baisse de moitié de ses recettes d'exportation, est capable de traverser, avec le concours de tous, sans encombre cette mauvaise conjoncture économique.
Le second est que le Président Bouteflika mène de front plusieurs chantiers, dont celui de la modernisation de la justice et son ''humanisation'' n'est pas le moindre.