L'Agence européenne du médicament (EMA) a donné son feut vert vendredi à un vaccin expérimental contre le paludisme du groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK). Baptisé «RTS,S» ou Mosquirix, ce vaccin expérimental le plus avancé du monde contre le paludisme est destiné aux enfants en bas âge.
Avec le feu vert de l'EMA, ce médicament a franchi ainsi une des dernières étapes avant sa commercialisation, mais il faudra encore les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avant une éventuelle diffusion, notamment en Afrique.
Selon une étude publiée en avril et basée sur des tests sur plusieurs années, avait montré que le «RTS,S» offrait aux jeunes enfants une protection limitée, et moindre encore pour les bébés, mais pourrait néanmoins protéger des millions de petits exposés au parasite.
Malgré que son efficacité reste modeste et décroît avec le temps, les auteurs de l'étude estiment qu'actuellement ce vaccin expérimental est le plus prometteur contre le paludisme, qui tue en moyenne chaque jour 1.200 enfants en Afrique sub-saharienne.
Il vise a «à immuniser les enfants âgées entre 6 semaines et 17 mois contre le paludisme et l'hépatite B. Après des décennies de recherche sur la vaccination contre le paludisme, Mosquirix est le premier vaccin contre la maladie à être évalué par une autorité de régulation», a indiqué l'EMA, basée à Londres.
Les essais ont été effectués sur un groupe de bébés de 6 à 12 semaines et un autre de petits âgés de 5 à 17 mois, sur un échantillon total de près de 15.500 enfants de sept pays africains (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique et Tanzanie).
Nick White, professeur de médecine tropicale à l'Université Mahidol à Bangkok et à Oxford a affirmé toute que c'est le seul vaccin contre la paludisme qui marche actuellement, mais il ne marche pas aussi bien qu'espéré au départ.
Provoqué par le parasite Plasmodium transmis par des moustiques, le paludisme a causé la mort de 584.000 personnes dans le monde en 2013, essentiellement en Afrique, selon l'OMS.
Les enfants de moins de cinq ans représentent au moins les trois quarts de ces décès.