M. Sellal appelle les enseignants à consacrer la stabilité sociale

Publié par Dk News le 25-07-2015, 19h56 | 38

Le Premier ministre a appelé samedi à Alger, les enseignants à «laisser l’école loin des surenchères politiques» et de maintenir le dialogue comme moyen de revendication, afin de concourir à la stabilité nationale.

A l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale sur l’évaluation de la mise en £uvre de la réforme de l’école, il a exhorté les 450.000 enseignants à «consacrer la stabilité sociale qui reste le fondement de la stabilité nationale», indiquant que «l’enseignant a le droit d’avoir des activités politiques mais loin de l’établissement scolaire». 

Il a ajouté que les surenchères, qui pourraient porter atteinte à  l’école, «ne seront pas tolérées». Le Premier ministre a réitéré à cette occasion, la disponibilité du gouvernement à tenir ses engagements envers les enseignants, les invitant toutefois à «considérer la conjoncture actuelle du pays». 

«Le gouvernement va déployer tous ses efforts pour répondre aux revendications des syndicats à qui il est demandé de considérer la conjoncture actuelle sachant que les recettes nationales ont reculé de 47,1%3», a-t-il déclaré, leur demandant également une meilleure maîtrise des relations avec le ministère de l’Education.

Leur rappelant qu’ils sont les formateurs de l’élite de demain et leur rôle est primordial dans ce sens, il a estimé qu’il est difficile d’admettre les «grèves illimitées qui n’émanent pas de nos valeurs et qui prennent en otage l’avenir des élèves comme elles engendrent des répercussions négatives sur lui et sur l’école», précisant également, qu’»il est certes avec le droit syndical», cependant il voit «d'un mauvais œil un enseignant comparaître devant la justice».

«La meilleure solution reste le dialogue pour lequel il faut donner toutes les chances», a-t-il souligné.

 L’Etat poursuivra ses efforts en faveur de l’éducation malgré le recul des recettes des hydrocarbures

L’Etat algérien poursuivra ses efforts en faveur du secteur de l’éducation malgré la baisse du prix du pétrole ayant causé un recul de ses recettes de 47,1%, a déclaré samedi à Alger, le Premier ministre.

A l’occasion de l’ouverture de la conférence nationale sur l’évaluation de la mise en oeuvre de la réforme de l’école, il a réitéré l’engagement de l’Etat à poursuivre ses efforts en faveur du secteur «névralgique» que constitue l’éducation nationale et ce, «sur décision du président de la République Abdelaziz Bouteflika».

Rappelant qu’entre 2010-2014, l’Etat algérien a dépensé prés de 45 milliards de dollars dans le domaine de l’éducation, le Premier ministre a estimé que cela «est le meilleur investissement que nous puissions faire».

«Si nous voulons avoir une économie forte, le défi qui s’impose est la formation de la ressource humaine et du potentiel national», a-t-il souligné. Revenant sur la conférence dont la tenue coïncide avec l’accès à l’université de la promotion issue de la réforme, il a expliqué que l’objectif est «d’apporter une évaluation objective et non pas de sortir avec une nouvelle réforme», ajoutant qu’il s’agir là d’»améliorer le rendement».

«On ne peut se permettre de revenir en arrière», a martelé le Premier ministre, rappelant qu’»il y a eu beaucoup d’acquis qui sont palpables». Il a expliqué, dans ce sens, que l’école a pour mission élémentaire d’apprendre à l’élève «comment savoir et comment faire», lui inculquant le «sens de la critique constructive» pour former l’Algérien au sens de la citoyenneté.

Il  ajouté qu’il échoit à chaque cycle d’apprendre à l’élève un programme défini, citant à titre illustratif le cycle primaire chargé de lui apprendre à lire et à écrire sans pour autant «le noyer dans des théories».