Algérie-Niger : 5e session de la commission bilatérale frontalière à Niamey

Publié par DK News le 31-07-2015, 17h29 | 93

La 5e session de la Commission bilatérale frontalière algéro-nigérienne s’est tenue jeudi à Niamey sous la co-présidence du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, et son homologue nigérien, Hassoumi Massaoudou, pour examiner plusieurs points inscrits à l'ordre du jour. 

Les deux pays qui partagent une frontière longue de 1000 km, plancheront particulièrement sur la question du commerce informel, un phénomène sévissant dans les villes de la bande frontalière, Illizi et Tamanrasset pour l’Algérie, Agadez et Tahoua pour le Niger. 

La réunion qui se tient conformément aux décisions prises par les Présidents des deux pays en vue de redynamiser les structures de coopération, sera l’occasion pour les deux parties d'examiner les voies et moyens à même de renforcer leur coopération bilatérale, notamment en ce qui concerne la lutte contre les fléaux liés à la contrebande et au commerce informel. 

La commission bilatérale frontalière a été créée en vue de renforcer la coopération au niveau des villes frontalières, à travers la promotion des échanges, notamment dans le domaine de la coopération sécuritaire au niveau des frontières, la mobilité des personnes, la coopération économique dans toutes ses dimensions, particulièrement en matière de développement durable.  La commission a tenu, depuis sa création, quatre sessions dont la dernière a eu lieu à Alger en décembre 2011.

 

Réunion du CBF algéro-nigérien
Installations de 3 sous-comités pour booster la coopération aux frontières


Trois sous-comités chargés des questions de la sécurité des biens et des personnes, des affaires socio-économiques et de la coopération administrative ont été installés, jeudi à Niamey, lors de la réunion du Comité bilatéral frontalier (CBF)  algéro-nigerien.
Les sous-comités composés d’experts et de représentants de différents secteurs procèderont à une évaluation de la mise en £uvre des recommandations de la dernière session tenue à Alger en décembre 2011, a indiqué à l’APS, un responsable du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, Mohammed Akli Akretche. La réunion du CBF «revêt une importance particulière» dans la mesure où elle permet à des responsables des deux pays de se rencontrer dans le souci de consolider la coopération bilatérale décentralisée à laquelle les hautes autorités des deux pays accordent un «grand intérêt», selon le même responsable.
Dans ce sens, le comité «décidera des formes et des modalités à prendre pour renforcer cette coopération entre les collectivités locales des deux pays par des actions concrètes, à l’instar de l’opération de jumelage des communes et des rencontres périodiques entre représentants des autorités locales». «Ce n’est pas par hasard que deux des sous-comités sont co-présidés par le wali de Tamanrasset Silmi Belkacem et le gouverneur d'Agadez, pour le premier, et du wali d’Illizi, Moulati Attalah et du gouverneur de Tahoua», a-t-il dit. A la faveur de cette coopération décentralisée, les responsables des collectivités des deux pays (wali-gouverneur) auront la possibilité de déterminer l'approche à suivre en matière de développement local en fonction de leurs moyens et leurs besoins.
Concernant le suivi de mise en œuvre des recommandations qui se dégageront de cette réunion de deux jours, ce responsable a expliqué qu’actuellement il s’agit de renforcer le CBF, ou de trouver des solutions pour le suivi des décisions prises, rappelant que «le mécanisme actuel est un comité d’experts qui se réunissent deux fois par an».
«La rencontre est un cadre favorable qui permettra de donner une nouvelle impulsion à la coopération à travers des réalisations plus concrètes afin de garantir de meilleures conditions de vie, une meilleure stabilisation des populations ainsi qu’une coordination plus efficiente des autorités et des institutions au niveau local», a conclu M. Akretche.
Ce Comité bilatéral frontalier, second du genre après celui mis en place avec le Mali, a été créé conformément au protocole d’accord du 30 octobre 1997 à Alger, en vue de renforcer la coopération au niveau des villes frontalières. Il s’agit de promouvoir la promotion des échanges notamment dans le domaine de la coopération sécuritaire au niveau des frontières (lutte contre le commerce informel, la drogue, l'immigration clandestine), la coopération économique dans toutes ses dimensions particulièrement en matière de développement durable et la coopération socioculturelle.

 

«L'Algérie disponible pour accompagner
la police nigérienne en matière de formation
et d'équipements pédagogiques»


Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a fait part, jeudi à Niamey, de la disponibilité de l'Algérie à accompagner la police nigérienne dans le domaine de la formation et des équipements pédagogiques.
Lors d'une visite effectuée à l'Ecole de police et de formation permanente du Niger, M. Bedoui a exprimé la «disponibilité de l'Algérie a faire bénéficier de son expérience la police nigérienne et l'accompagner dans certains domaines notamment la formation des formateurs et les programmes pédagogiques».
«Nous allons aussi vous accompagner en matière d'équipements et matériels pédagogiques, ce qui vous permettra d'aborder la prochaine rentrée de formation dans de bonnes conditions», a souligné le ministre de l'Intérieur devant son homologue nigérien Hassoumi Massaoudou et des responsables de l'école.
M. Bedoui qui a écouté un exposé de présentation sur l'école depuis sa création au début des années 1960 et les différentes péripéties qu'elle a connues, dont sa mue vers une école de formation permanente, a expliqué qu'«il est nécessaire de mettre l'accent sur la formation de formateurs à même d'apporter la performance à ce genre d'institutions».
«La performance c'est acquérir le professionnalisme. Et y arriver c’est la préservation du pays, des personnes et des biens», a affirmé le ministre. Il a précisé, dans ce sens, que dans le cadre des relations entre l'Algérie et le Niger, les directeurs des polices des deux pays sont appelés à approfondir «les discussions autour de ces questions». Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a visité le siège de la protection civile nigérienne où il a reçu des explications sur ce corps. M. Bedoui se trouve à Niamey pour co-présider la réunion du Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien.