Les prix du pétrole ont baissé légèrement, jeudi, en cours d'échanges européens, oscillant autour de l'équilibre après des chiffres officiels mitigés sur les stocks américains de pétrole du Département américain de l'énergie (DoE).
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait ce matin 49,51 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 8 cents par rapport à la clôture de mercredi.
Le Brent est tombé mercredi à un nouveau plus bas en six mois, à 49,02 dollars le baril.
Il s'échangeait en juin l'année dernière, à leur pic de 2014, autour des 115 dollars le baril.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 30 cents à 44,85 dollars.
Les cours du WTI ont chuté à un nouveau plus bas en quatre mois et demi (44,82 dollars).
Les analystes estiment que le rapport du DoE sur les stocks américains était haussier en ce qui concerne le brut et baissier pour les produits pétroliers.
Lors de la semaine achevée le 31 juillet, les réserves commerciales de brut ont décliné de 4,4 millions de barils, tandis que les stocks d'essence et de produits pétroliers ont respectivement augmenté de 800.000 et 700.000 barils.
Un déclin des réserves américaines est généralement bien accueilli par les marchés car il reflète la bonne santé de la demande de pétrole du pays.
Les Etats-Unis sont le plus gros consommateur de pétrole au monde.
Mais l'offre d'essence augmente plus que la demande, et ce même si cette dernière reste bien au dessus de la moyenne sur cinq ans et devrait rester ferme car la saison des grands déplacements estivaux bat son plein.
La production de produits pétroliers des raffineries américaines a atteint des niveaux records à 17,1 millions de barils par jour (mbj) la semaine du 31 juillet, les raffineurs profitant de bonnes marges pour augmenter leurs cadences, soulignaient les analystes.
Ainsi les réserves de brut et de produits pétroliers restent à des niveaux bien trop élevés alors qu'elles devraient au contraire s'appauvrir à cette période de l'année, sur fond d'augmentation de la demande.
Pour certains experts, le fait que la production américaine soit résiliente a tiré les cours vers le bas.
La production américaine, très surveillée par le marché à l'affût de signes concrets d'un éventuel ralentissement dans un contexte de surabondance d'offre, a en effet rebondi de 52.000 barils par jour (b/j) à 9,465 mbj la semaine achevée le 31 juillet.
Les cours du pétrole en hausse en Asie
Les cours du pétrole s'affichaient en hausse jeudi en Asie après des chiffres américains contrastés faisant état d'une baisse des stocks de brut mais d'une augmentation de la production.
Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre gagnait deux cents à 45,17 dollars. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, pour livraison à la même échéance, prenait 11 cents, à 49,70 dollars.
le département américain de l'énergie (DoE), lors de la semaine achevée le 31 juillet, les réserves commerciales de brut ont baissé de 4,4 millions de barils, à 455,3 millions.
Mais dans le même temps, les stocks d'essence ont augmenté de même que la production américaine, de 52.000 barils par jour, à 9,5 millions, après une baisse la semaine précédente.
«Les cours du brut restent faibles et l'attention (des marchés) se porte sur la surabondance de l'offre», a commenté Sanjeev Gupta, responsable des hydrocarbures pour l'Asie-Pacifique au cabinet de conseil EY.
Les marchés espéraient un ralentissement de la production américaine et une augmentation de la demande en cette saison propice au transport automobile, susceptibles d'amoindrir quelque peu la surabondance de l'offre.
Celle-ci est responsable de l'effondrement des cours, qui tournaient autour de 120 dollars le baril en juin 2014.
Mercredi à la clôture, le WTI avait cédé 59 cents à 45,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), faisant ainsi avorter une tentative de rebond -d'une cinquantaine de cents- la veille.
A Londres, le prix du baril de Brent, la référence européenne du brut, a reculé de 40 cents à 49,59 dollars pour le contrat de septembre sur l'Intercontinental Exchange (ICE).