Une nouvelle session de pourparlers en vue de la conclusion d'un accord de paix au Soudan du Sud s'est ouverte jeudi à Addis Abeba (Ethiopie), ont rapporté des médias.
«Nous sommes à un moment charnière au cours duquel les participants vont prendre des décisions qui pèseront sur le destin du Soudan du sud», a prévenu le négociateur en chef de l'organisation intergouvernementale est-africaine (Igad), Seyoum Mesfin, qui organise ces pourparlers.
Il a également fustigé le «méprisable» bilan humain du conflit qu'il a estimé à 1,5 millions de déplacés, 612.000 réfugiés et des dizaines de milliers de morts.
«Nous sommes dans l'impossibilité de compter le nombre de morts», a reconnu le diplomate.
«Vous avez eu suffisamment de temps pour vos consultations puisque ces propositions sont les mêmes que celles que vous discutez depuis 19 mois», a lancé Seyoum Mesfin aux négociateurs des deux camps, exprimant la lassitude des médiateurs alors que toutes les tentatives diplomatiques ont échoué et que plusieurs cessez-le-feu ont été rompus au bout de quelques heures ou quelques jours.
«Vous avez la possibilité de résoudre les points de contentieux d'ici au 17 août.
Si vous ne le faites pas, la communauté internationale étudiera de nouvelles options pour résoudre le conflit» a prévenu le représentant norvégien Jens-Peter Kjemprud pour la troïka (Etats-Unis, Royaume-Uni, Norvège).
Les médiateurs internationaux, réunis au sein du groupe baptisé «Igad-plus», ont proposé le 23 juillet un projet d'accord prévoyant la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale de transition au sein duquel le président Salva Kiir et son ancien vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar se partageraient le pouvoir.
L'IGAD a donné jusqu'au 17 août aux dirigeants sud-soudanais pour accepter cet accord.
Salva Kiir et Riek Machar sont attendus les 13 et 14 août dans la capitale éthiopienne pour parapher cet accord.