Le pétrole repart à la baisse suite à la dévaluation du yuan

Publié par Dk News le 11-08-2015, 17h29 | 26

Les prix du pétrole ont baissé mardi en cours d'échanges européens, affectés par une dévaluation de près de 2% de la monnaie chinoise, face au dollar et dans un contexte de la poursuite de la surabondance d'offre.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a perdu 63 cents à 49,78 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance a lâché 70 cents à 44,26 dollars.

Après avoir grimpé de 4% et 2% respectivement lundi à la faveur d'achats à bon compte et d'un accès de faiblesse du dollar, les cours du Brent et du WTI sont repartis à la baisse ce mardi après la décision de la banque centrale de Chine (PBOC) de dévaluer sa monnaie, le yuan, face au dollar.

La PBOC a en effet abaissé mardi de près de 2% le taux de référence du yuan face au dollar tout en affirmant vouloir accorder un rôle accru au marché pour déterminer la valeur de la monnaie chinoise.
Une décision qui pourrait être vue comme négative à court terme pour les marchés des matières premières libellées en dollar, selon des spécialistes.

«Un yuan plus bas rend ces matières premières plus onéreuses pour les acheteurs chinois.
Une monnaie chinoise plus faible peut soutenir les exportations du pays, mais cela affaiblit également sa capacité à importer les matières premières comme le pétrole», a-t-on expliqué.

Par ailleurs que les prix du pétrole ont perdu du terrain car «il n'y a pas de bases solides pour une reprise des cours étant donné que l'important surplus d'offre reste fermement en place», ont-ils noté.
Les fondamentaux de marché n'ont pas changé et l'offre s'obstine à rester abondante, malgré une chute des prix de plus de moitié depuis juin 2014, lorsque le Brent s'échangeait autour des 115 dollars le baril.

«Cette année, le marché est en passe de faire face à son plus gros surplus en 17 ans, cela implique qu'on ne peut pas exclure de retomber aux niveaux de 2008 pour les cours», ont également souligné les analystes.