Les cours du pétrole baissaient mercredi en Asie dans un marché qui attend la publication de nouveaux chiffres sur l'état des réserves de brut aux Etats-Unis.
Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre cédait 17 cents, à 42,45 dollars.
Le baril de Brent, la référence européenne du brut, pour livraison en octobre, perdait 23 cents, à 48,58 dollars.
Les cours avaient légèrement rebondi mardi mais d'après les analystes, une reprise durable est peu probable tant le marché est inondé d'or noir.
La production continue à être très élevée que ce soit au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui dépasse largement son plafond théorique de 30 millions de barils par jour (bpj), comme aux Etats-Unis, qui produit du pétrole de schiste.
Mardi à la clôture, le WTI a gagné 75 cents à 42,62 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, le Brent a terminé en hausse de sept cents à 48,81 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Le pétrole en deux directions dans un contexte de poursuite de surabondance de l'offre
Les prix du pétrole ont évolué en deux directions mardi en fin d'échanges européens, à la veille de la publication des statistiques du département américain de l'Energie (DoE), alors que la surabondance de l'offre persiste toujours.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a baissé de 9 cents à 48,65 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre a progressé de 35 cents à 42,22 dollars.
Les opérateurs de marché se positionnaient avant la publication des statistiques sur les stocks américains de brut et avant les chiffres officiels du DoE mercredi.
Les experts s'attendaient, selon des prévisions médianes, à un déclin des stocks de brut rapportés par le DoE de 750.000 barils pour la semaine achevée le 14 août.
«Les cours du pétrole sont toujours sous pression et cela ne devrait pas prendre longtemps au Brent pour glisser sous son plus bas en 6 mois et demi, et au WTI de tomber sous son minimum en six ans et demi atteint la semaine dernière», ont souligné des analystes.
Les cours du WTI ont atteint vendredi dernier leur plus bas niveau depuis début mars 2009 à 41,35 dollars le baril, tandis que le Brent avait glissé à un nouveau plus bas depuis la fin janvier en début de semaine dernière à 48,24 dollars le baril.
Ils ont ainsi perdu plus de la moitié de leur valeur depuis leur pic de juin 2014, plombés par une offre excédentaire malgré une amélioration de la demande stimulée par les prix bas.
Mais cette embellie de la demande a surtout profité au marché des produits pétroliers, notamment à l'essence, et moins au brut car les producteurs d'or noir ont continué à pomper au maximum pour compenser la baisse des cours.
«Les prix de l'or noir souffrent car les stocks de brut continuent de grimper, et ils devraient rester sous pression jusqu'en 2018 dans les conditions actuelles de surabondance d'offre, d'un retour de l'Iran et d'un dollar robuste», a-t-on noté. Un nouveau commentaire lundi des autorités iraniennes sur les exportations du pays une fois les sanctions internationales levées a d'ailleurs pesé sur les marchés, selon d'autres analystes.