Le plus gros fonds souverain au monde, le fonds de pension public norvégien, a affiché mercredi son premier rendement trimestriel négatif (-0,9%) depuis trois ans, plombé par le marché des obligations.
Les placements en obligations, qui représentent plus d'un tiers (34,5%) du portefeuille total d'investissements, ont eu un rendement négatif de 2,2% au deuxième trimestre, a indiqué la Banque de Norvège qui gère l'énorme manne financière.
Fin juin, à l'issue d'un trimestre que le patron du fonds, Yngve Slyngstad, a qualifié de «relativement calme», le fonds pesait 6.897 milliards de couronnes (753 milliards d'euros au taux actuel).
Les actions, son plus gros actif (62,8% du portefeuille), ont quant à elles essuyé un rendement légèrement négatif de 0,2% tandis que les investissements immobiliers (2,7% du portefeuille) ont vu leur valeur progresser de 2,0%.
Alimenté par les revenus pétroliers publics afin de financer les futurs besoins de l'Etat-providence, le fonds a, au cours du deuxième trimestre, réalisé une grosse opération en rachetant pour 17,9 milliards de couronnes 45% d'un ensemble de 322 dépôts logistiques répartis entre 17 Etats aux Etats-Unis.
Signe d'un léger rebond du baril, l'Etat norvégien a abondé le fonds avec 12 milliards de couronnes de revenus pétroliers après seulement 5 milliards au premier trimestre mais ces transferts financiers restent très éloignés de la moyenne trimestrielle (60 milliards de couronnes) des dix dernières années.
C'est la première fois depuis le deuxième trimestre 2012 que le fonds enregistre un rendement négatif.
Au premier trimestre, il avait affiché une rentabilité record de 5,3% grâce essentiellement aux mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).