Le pouvoir et l'opposition en Guinée sont parvenus à un accord sur leurs dernières divergences pour organiser les élections présidentielle et locales, ont rapporté hier des médias.
Le pouvoir et l'opposition sont parvenus à cet accord lors d'une réunion jeudi soir à Conakry, en présence de responsables de deux partis et de l'ONU, à moins de deux mois du premier tour de la présidentielle le 11 octobre, selon l'AFP.
«Je suis très heureux qu'enfin la classe politique guinéenne puisse arriver à signer ce qu'on peut dire, sans fanfaronnade, un accord historique», a indiqué le ministre de la Justice, Cheick Sako. «Nous avons procédé à la signature entre le gouvernement et l'opposition sur les trois sujets en négociation depuis deux mois, à savoir la Céni (Commission électorale nationale), le fichier électoral et les élections locales», a déclaré l'ex-Premier ministre Sidya Touré, chef de l'Union des forces républicaines (UFR, opposition) en présence du principal opposant, l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo.
L'accord a été salué par le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohammed Ibn Chambas.
Les organisations internationales représentées à la réunion «se félicitent de la signature par toutes les parties prenantes de l'accord politique issu du dialogue inter-guinéen entamé depuis le 18 juin 2015», a dit M. Ibn Chambas.