2000 réfugiés bloqués sous la pluie à la frontière gréco-macédonienne

Publié par DK News le 23-08-2015, 00h25 | 18

Quelque 2000 réfugiés, notamment des Syriens souhaitant aller en Europe occidentale, ont passé sous la pluie la nuit de vendredi à samedi dans une zone frontalière entre la Grèce et la Macédoine, retenus par la police macédonienne, et des centaines d'autres y affluaient, ont rapporté les médias.

La plupart ont passé une nuit blanche ou ont dormi à la belle étoile, certains dans des petites tentes, dans ce no man's land entre le village grec d'Idomeni et la ville macédonienne de Gevgelija, ont rapporté les médias.

Les forces spéciales de police sont déployées depuis jeudi, après que la Macédoine a décrété l'état d'urgence pour tenter d'endiguer le flux migratoire.

Des enfants pleurent.

Durant la nuit, la police a doublé l'épaisseur de barbelé face à la foule, qui de temps en temps criait «Aidez-nous!».

Des centaines d'autres migrants affluaient dans la matinée à Idomeni, dans des autocars en provenance du port grec de Thessalonique, et marchaient ensuite vers la zone frontalière, selon les médias.  Les policiers macédoniens ont tiré vendredi des grenades assourdissantes pour repousser les migrants lorsqu'ils ont tenté de franchir la frontière.

Au moins huit personnes ont été légèrement blessées.

Mais en fin de journée, ils ont ouvert le passage à plusieurs centaines de personnes «vulnérables», à savoir des familles avec des enfants et des femmes enceintes, qui sont montées dans un train parti vers le Nord, pour les transférer à la frontière avec la Serbie.

Samedi matin, la police continuait de laisser passer de temps en temps des groupes de plusieurs dizaines de personnes.

Plusieurs centaines de réfugiés étaient massés à la gare ferroviaire de Gevgelija en attendant le départ du premier des cinq trains qui devraient, selon les autorités, partir durant la journée.

Les forces armées macédoniennes ont été déployées depuis jeudi dans une forêt de montagne, longeant sur quelque 50 km la frontière, qui est utilisée par les réfugiés pour les passages illégaux, a déclaré un porte-parole de l'armée, le colonel Mirce Gjorgoski, cité par l'AFP.