Norvège : La croissance affectée par la chute des cours de pétrole

Publié par DK News le 23-08-2015, 02h28 | 41

La croissance économique du Norvège a ralenti au deuxième trimestre 2015 à 0,2% , affectée notamment par la chute des cours de pétrole qui s'est accentué depuis mai dernier, a annoncé jeudi le Bureau norvégien central de la statistique (SSB).

Le SSB a revu par ailleurs en baisse les chiffres du premier trimestre.

Sur les trois premiers mois de l'année, la croissance a été de 0,3%, deux points de moins qu'indiqué dans les estimations préliminaires.

Ces chiffres portent sur le produit intérieur brut (PIB) «continental», c'est-à-dire hors production d'hydrocarbures et transport maritime, un indicateur préféré en Norvège, car il exclut les fortes variations cycliques liées au pétrole dont le pays est un gros exportateur.

Même si la production d'hydrocarbures est exclue de ces statistiques, le repli du cours du baril se fait ressentir dans l'ensemble de l'économie norvégienne sous la forme d'une baisse des investissements et d'une hausse du chômage.

Le taux de chômage a atteint un pic de 4,3% en mai dans le pays scandinave, du jamais vu depuis au moins une décennie, bien que ce niveau reste faible par rapport au reste de l'Europe.

Plus de 20.000 emplois ont notamment été supprimés depuis janvier 2014 dans l'industrie pétrolière.

En incluant les hydrocarbures et le transport maritime, le PIB de la Norvège a reculé de 0,1%, effaçant la croissance de 0,1% enregistrée au premier trimestre, un chiffre lui aussi révisé à la baisse.

Pour relancer l'économie, la Banque de Norvège a réduit en juin son taux directeur à un niveau historique de 1% et laissé entrevoir une nouvelle baisse cet automne.

L'affaiblissement de la couronne norvégienne a permis de stimuler la compétitivité des entreprises exportatrices, compensant partiellement la déprime dans le secteur des hydrocarbures qui représentent plus de 20% de la richesse nationale et près de la moitié des ventes à l'étranger.

La banque centrale norvégienne dit s'attendre à une croissance du PIB «continental» de 1,25% en 2015 puis de 1,5% en 2016 après 2,2% en 2014.

Les prévisions des économistes pour l'année en cours sont dans l'ensemble plus optimistes.