Tomber de rideau sur la 11e édition du Festival arabe de Djemila : La chanson palestinienne envoûte Cuicul

Publié par Azzedine Tiouri le 23-08-2015, 23h41 | 56

Après dix jours de fête et d’ambiance, les lampions se sont éteints, samedi dernier, sur la 11e édition du Festival arabe de Djemila, placée cette année sous le thème « Un seul peuple, une seule patrie».

Cuicul, la ville antique, aura vécu, le temps d’un festival, d’intenses activités culturelles et artistiques, à la grande joie du public, venu très nombreux pour cette dernière représentation, notamment des familles et résidents de la communauté palestinienne en Algérie, pour se retremper dans l’ambiance de leur pays et écouter le chant de l’un des leurs, vedette de la soirée, Mohamed Assaf

La première partie de cette ultime soirée de clôture a été consacrée aux différentes voix algériennes qui ont émergé lors de l’émission «Alhan oua chabab», tels que Abdallah Kourde, Djelloul Mourkat, Lamia Batouche, Tinhinane, Amar Belhorma, Sofiane Zikem, Hichem Hanafi Ada, en plus du chanteur Imad Bacha, le fils de la wilaya de Sétif qui est arrivé en finale l’an dernier, sous la direction du maestro, chef d’orchestre Kamel Maati.

Tous ces chanteurs ont agrémenté la première partie de la soirée par leurs chansons de divers genres en l’entamant par « Djinakoum ziyar», de la chanteuse et respectueuse Meriem Ouafa, suivie de « Haiiziya» du regretté Abdelhamid Ababsa, interprétée en duo avec brio. Vint ensuite la chanson de « Biladi rahi labass», avant de revenir au genre targui avec Liamine Batouche et Djelloul Mourkat avec deux chansons connues de «Amine..Amine» et « Damaa, damaa» du regretté Athmane Bali. D’autres jeunes chanteurs de la même école se succèderont sur la scène de Cuicul pour reprendre et interpréter des chansons à succès et kabyles.

La dernière soirée de cette 11e édition du Festival de Djemila s’est poursuivie par la grande place accordée à la Palestine et son chanteur vedette Mohamed Assaf, venu de Ramallah, la combattante, qui a su conquérir et captiver tout le public par sa voix de rossignol en interprétant les meilleures tubes de ses albums du terroir de son pays, dont «quelques-uns, a-t-il déclaré, ont été spécialement conçus pour le public algérien, notamment de Djemila», en entamant son répertorie par « Ya Dounia alaya achahadi» révolutionnaire, appelant à la libération et à la victoire du peuple palestien, suivie d’une chanson très rythmée et dansante de « Ya tayar ta yar» qui a fait bouger le jeune public en dansant aux sons des instruments arabes.

Cela a permis aux membres de la communauté palestinienne de s’évader un instant, le temps d’une soirée, pour revivre et se retremper dans l’ambiance de leur pays avec un certain brin de nostalgie avec celle de « Ouain Ramallah», une complainte racontant une partie de la souffrance du peuple palestinien sous l’occupation sioniste. Pour le côté folklorique de son pays et en même temps révolutionnaire, il interpréta « Ya halali, ya mali», un genre purement palestinien.

Tout au long de ces dix jours, du jeudi 13 au samedi 22 août, la ville de Cuicul a brillé de mille feux et a vibré aux rythmes du chant et de la musique arabes. Le point commun entre tous les chanteurs a été pratiquement un seul, c’est celui de chanter pour les peuples et les causes arabes, notamment la Palestine, la combattante, la résistante, la martyre.

 Pour cette 11e édition, un riche programme a été concocté par les organisateurs, alliant tous les genres du chant arabe, local, maghrébin jusqu’à à l’extrême-oriental, interprétés par beaucoup de chanteurs et de chanteuses qui se sont succédés sur la scène aux mille couleurs. Chaque soir, le public, parfois nombreux, parfois moins, est bercé par les mélodies de la musique et de la chanson arabes jusqu’au petit matin. Le coup d’envoi de cette 11e édition avait été donné le jeudi 13 août en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

Azzedine Tiouri