Accusé de corruption, le président du Guatemala écarte toute démission

Publié par DK News le 23-08-2015, 23h53 | 34

Le président du Guatemala Otto Pérez a écarté samedi toute démission, au lendemain de son accusation, par le parquet, d'être à la tête d'un vaste réseau de corruption, mais deux de ses ministres ont eux décidé de quitter le gouvernement.

Le dirigeant, au pouvoir depuis 2012, a refusé cette option, selon son porte-parole Jorge Ortega, cité par l'AFP.

Samedi, les ministres de l'Economie, Sergio de la Torre, et de l'Education, Cynthia Del Aguila, ont quant à eux démissionné, se déclarant «déçus» d'apprendre l'implication supposée d'Otto Pérez au réseau de corruption.

Vendredi, la Commission internationale contre l'impunité de l'ONU au Guatemala (Cicig) et le parquet avaient lancé de dures accusations à l'encontre du président, le présentant comme le «numéro un» du réseau de corruption et fraude fiscale découvert au sein du service des douanes. Les deux organismes ont lancé une procédure pour que le président, dont la levée de l'immunité avait été rejetée mi-août par les députés, comparaisse devant la justice.

Quelques heures plus tôt, c'est l'ancienne vice-présidente de M. Pérez, Roxana Baldetti, qui avait été arrêtée, poursuivie pour association de malfaiteurs, fraude et corruption passive.

Elle avait démissionné mi-mai.

Selon la Cicig, les 86.000 écoutes téléphoniques réalisées dans le cadre de l'enquête, démarrée en mai 2014, incluaient des références au «numéro un» et à «la numéro deux».

Ce scandale, qui a fait descendre dans les rues des milliers de Guatémaltèques ces derniers mois, survient à quelques semaines seulement du scrutin présidentiel du 6 septembre, auquel M. Pérez, un général à la retraite de 64 ans, ne se représente pas.

Son mandat court jusqu'au 14 janvier 2016.