Soudan du Sud : Rencontre mercredi à Juba entre les dirigeants est-africains et le président Kiir

Publié par DK News le 27-08-2015, 00h19 | 25

Les dirigeants est-africains devaient rencontrer hier à Juba le président sud-soudanais Salva Kiir avant qu'il appose sa signature au bas d'un accord de paix, déjà signé le 17 août par les rebelles et visant à mettre fin à 20 mois de guerre civile.

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, hôte à Addis Abeba de plus de 18 mois de pourparlers longtemps stériles, le président kényan Uhuru Kenyatta, le chef de l'Etat ougandais Yoweri Museveni -dont l'armée combat au côté des forces gouvernementale- ainsi que le premier vice-président soudanais Bakri Hassan Saleh sont arrivés au palais présidentiel à Juba.

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh est également attendu à Juba, pour ce sommet d'une journée de l'Igad, organisation sous-régionale (Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud) qui a mené la médiation entre les belligérants.

Selon le porte-parole de M. Kiir, le président sud-soudanais va «signer l'accord de paix» mercredi, bien que le gouvernement continue d'avoir des «réserves» sur certaines dispositions, dont celles prévoyant la démilitarisation de Juba ou la large représentation des rebelles dans le cadre du partage du pouvoir local dans l'Etat pétrolier du Haut-Nil.

Ces «réserves» persistantes pourraient indiquer que les autorités sud-soudanaises ne ratifieraient qu'une partie de l'accord de paix soumis par la médiation et signé le 17 août à Addis Abeba par l'ancien vice-président Riek Machar, chef des rebelles qui affrontent les forces gouvernementales depuis décembre 2013. En dépit de menaces de sanctions, M. Kiir avait alors refusé de signer et obtenu un délai de 15 jours pour «consultations».

Cet «Accord de résolution du conflit au Soudan du Sud» prévoit notamment un mécanisme de partage du pouvoir durant une période transitoire de 30 mois, au cours de laquelle un poste de «Premier vice-président» sera attribué aux rebelles. Il est prob ble que ce poste revienne à M. Machar, que M. Kiir avait limogé de son poste de vice-président six mois avant que n'éclate la guerre civile.

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, a proclamé son indépendance en juillet 2011 après 30 ans de conflit meurtrier et destructeur contre Khartoum.

Il a replongé dans la guerre en décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité entre MM. Kiir et Machar à la tête du régime.

Excédée par le manque de résultats d'interminables négociations à Addis Abeba, n'ayant accouché que d'une série de cessez-le-feu jamais respectés, la communauté internationale avait donné jusqu'au 17 août à MM. Kiir et Machar pour conclure un accord, sous peine de «sanctions ciblées».

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit prêt mardi soir à «agir immédiatement» si M. Kiir ne signait pas intégralement l'accord qui prévoit également l'entrée en vigueur d'un «cessez-le-feu permanent» dans les 72 heures suivant sa signature.

L'Union africaine (UA) a souligné mercredi que l'accord devait être non seulement signé mais aussi appliqué, appelant les deux parties à une «sincère réconciliation» et à «mettre les intérêts du Soudan du Sud et de ses habitants au-dessus de leurs intérêts particuliers».

 

L'accord de paix au Soudan du Sud «n'est qu'un premier pas» (ONU)

L'envoyée spéciale de l'ONU au Soudan du Sud, Ellen Margrethe Loej, a prévenu mardi que l'accord de paix au Soudan du Sud n'était qu'un «premier pas» pour tenter de mettre fin à 20 mois de guerre civile. Le président sud-soudanais Salva Kiir doit signer mercredi cet accord à Juba aux côtés de dirigeants du Kenya, de l'Ouganda, du Soudan et d'Ethiopie à l'occasion d'un mini-sommet.

L'envoyée spéciale des Nations unies a dit devant le Conseil de sécurité que la signature de cet accord de paix était «nous l'espérons, un développement positif», mais que de nombreux obstacles subsistent pour le mettre en application. «Si nous allons faire tout notre possible pour soutenir la mise en place de l'accord, je dois rappeler à ce Conseil que, même très important, ce n'est qu'un premier pas», a prévenu Mme Loej. «La paix, la stabilité et la prospérité n'arriveront pas au Soudan du Sud du jour au lendemain», a-t-elle souligné.

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, a proclamé son indépendance du Soudan en juillet 2011 après 30 ans de conflit avec le gouvernement de Khartoum. Il a replongé dans la guerre en décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les dissensions politico-ethniques, sur fond de rivalité entre le président Salva Kiir et le dirigeant rebelle Rick Machar.

Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités contre les civils, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de personnes de chez elles.

 

L'ONU «agira immédiatement» si l'accord de paix n'est pas signé

Le Conseil de sécurité des Nations unies a averti mardi qu'il agira «immédiatement» si l'accord de paix pour le Soudan du Sud n'est pas signé par le président Salva Kiir, qui doit  parapher le document  (ndlr hier) à Juba.

«Les membres du Conseil se sont dit prêts à agir immédiatement si le président Kiir ne signait pas l'accord demain comme prévu», a rapporté l'ambassadrice du Nigeria auprès de l'ONU, Joy Ogwu, qui dirige le Conseil ce mois-ci. Salva Kiir doit signer mercredi cet accord à Juba aux côtés de dirigeants du Kenya, de l'Ouganda, du Soudan et d'Ethiopie à l'occasion d'un mini sommet.

L'envoyée spéciale des Nations unies au Soudan du Sud, Ellen Margrethe Loej, a, à son tour, prévenu devant le Conseil de sécurité que la signature de cet accord de paix est, «nous l'espérons, un développement positif», mais que de nombreux obstacles subsistent pour le mettre en application. «Si nous allons faire tout notre possible pour soutenir la mise en place de l'accord, je dois rappeler à ce Conseil que, même très important, ce n'est qu'un premier pas», a prévenu Mme Loej. «La paix, la stabilité et la prospérité n'arriveront pas au Soudan du Sud du jour au lendemain».

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, a proclamé son indépendance du Soudan en juillet 2011 après 30 ans de conflit avec Khartoum. Il a replongé dans la guerre en décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité entre M. Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités contre les civils, a fait des dizaines de milliers de morts selon les observateurs et chassé plus de 2,2 millions de Sud-Soudanais de chez eux, selon l'ONU qui met en garde contre les menaces de famine. Alors que la famine guètent les Sud-soudanais, le gouvernement de M.Kiir a dépensé 850 millions de dollars en contrats d'armement entre janvier et juillet 2014, selon le rapport de l'ONU.

 

Mort de deux employés de MSF

Deux employés sud-soudanais de l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) ont été tués au Soudan du Sud, a annoncé mardi l'organisation, portant à plus de 30 le nombre de tués au sein du personnel humanitaire durant ce conflit.

«Gawar Top Puoy, logisticien, et James Gatluak Gatpieny, agent de santé communautaire, ont été tués la semaine dernières au cours d'attaques séparées contre des villages de l'Etat septentrional d'Unité», selon MSF qui dit ne pas connaître les circonstances exactes dans lesquelles ils ont été tués.

Les deux hommes travaillaient à l'hôpital de MSF à Leer, seul établissement de la région, avant que les forces gouvernementales ne la reprenne aux rebelles en mai, provoquant la fuite des employés locaux, de leurs familles et des patients dans les marais alentour pour s'y cacher.

«Nous sommes profondément choqués et attristés par les meurtres de nos collègues», a déclaré Tara Newell, une responsable de MSF au Soudan du Sud, «c'est une indication du niveau de violence actuel auquel sont exposés les habitants de l'Etat d'Unité», a-t-elle ajouté. Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, a proclamé son indépendance du Soudan en juillet 2011 après 30 ans de conflit avec le gouvernement de Khartoum.

Il a replongé dans la guerre en décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les dissensions politico-ethniques, sur fond de rivalité entre le président Salva Kiir et le dirigeant rebelle Rick Machar.

Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités contre les civils, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de personnes de chez elles.