Le Président Abdelaziz Bouteflika a, conformément à l'article 74 de la Constitution, déposé lui-même son dossier de candidature à la prochaine élection présidentielle, prévue le 17 avril 2014.
Contrairement aux supputations, aux explications savantes et aux analyses politiciennes sur sa «non présence» au Conseil constitutionnel pour le dépôt de dossier de sa candidature, il a tenu, comme à son habitude, à dribbler ses adversaires.
Il s'est présenté, en tant que citoyen-candidat devant la porte du Conseil constitutionnel où, à l'intérieur, il a été reçu par le président de cette institution républicaine, qui lui a signé «le bon» pour l'officialisation de sa candidature. Ainsi, est éliminée promptement toute cette littérature médiatique sur sa capacité à déposer lui-même son dossier de candidature, et, dans la foulée, il a mis un terme à un débat médiatique éculé.
Pour autant, le chef de l'Etat, qui brigue un quatrième mandat comme le lui permet la Constitution, a tenu a replacer le débat sur ces élections sur un autre palier, un autre niveau, celui des idées, des propositions constructives pour l'avenir du pays, et de la capacité de chaque candidat à aller de l'avant et de faire profiter la nation des bienfaits de la démocratie, de la prospérité et de la bonne gouvernance.
A la veille du dépôt de son dossier de candidature pour la présidentielle d'avril prochain, M. Bouteflika, conscient de l'enjeu du moment et de la portée des défis politiques à venir, a simplement rappelé aux citoyens qu'ils doivent aller voter, qu'ils ne doivent pas tourner le dos à cette importante échéance.
Tous «les citoyens (doivent) participer massivement à ce rendez-vous», estime-t-il.
Mieux, ils doivent «s'exprimer pour choisir la personne qu'ils jugent la plus apte à diriger le pays lors de la prochaine étape». C'est là une position tout à fait logique avec la philosophie que se fait le Président de cette échéance électorale.
Car une faible participation à ce scrutin lui enlève autant sa crédibilité, que donner une image tronquée à l'opinion internationale sur la capacité des Algériens à se transcender dans les moments difficiles.
Car la position des uns et des autres partis politiques vis-à-vis de cette élection présidentielle a été biaisée par une opposition qui appelle à un changement au moment où l'Algérie a besoin de plus de stabilité, de plus de sérénité, de plus de solidarité, de plus de cœur à l'ouvrage pour dépasser le stade du sous-développement et intégrer les nations émergentes.
Car, au delà de cette présidentielle, il s'agit surtout de garder intact l'effort de développement socio-économique, préserver les institutions nationales sensibles de toute menace, et, autant que faire se peut prendre de l'avance dans plusieurs domaines socio-économiques.
Et, dans ce climat électoral, le Président Bouteflika a rappelé à tous que «le peuple algérien donnera, comme de coutume, une leçon de citoyenneté à ceux qui veulent nuire à notre chère patrie et fera taire tous ceux qui doutent de sa maturité politique et de sa capacité à préserver ses acquis, sa sécurité et sa stabilité».