A l'approche de la fête de l'Aïd El Adha, les prix des fruits et légumes connaissent une augmentation qui donne le tournis. Les prix sont passés du simple au double voire au triple.
C'est le cas entre autres de la laitue dont le prix a doublé ou encore de la courgette qui a vu son prix triplé.
Le paradoxe, c'est qu'il s'agit de fruits et de légumes de la saison et dont les prix ont augmenté de manière inexpliquée pour les ménages, lesquels subissent le diktat des mandataires et des détaillants. Ces derniers, comme à l'accoutumée, s'accusent mutuellement.
L'oignon qui était cédé à 25 dinars, est passé à 70 dinars. Pis encore, ces prix sont appelés à être augmentés, selon les marchands des fruits et légumes.
Ils annoncent cette tendance haussière à l'approche de la fête de l'Aid El Adha, prévue à la fin du mois en cours. Les légumes les moins chers sont cédés actuellement à... 100 dinars, tels le concombre, l'aubergine ou la carotte.
Ces augmentations sont enregistrées au niveau national et touchent toutes les wilayas. Des augmentations qui interviennent également au mauvais moment quand on sait que les ménages ont déjà été saignés durant la période estivale, synonyme de dépenses supplémentaires.
Ces dépenses sont engendrées par les frais dus aux fêtes et autres occasions auxquelles sont habitués les Algériens. Après l'été, c'est la rentrée sociale et scolaire qui intervient avec son lot de dépenses. Les fournitures scolaires ont déjà éprouvé les ménages, à deux semaines de la fête de l'Aid El Adha. A cela s'ajoutent les habits des enfants.
C'est dire que les bas et moyens salaires sont éprouvés en ce mois de septembre. L'augmentation des prix des fruits et légumes, aggravée par l'augmentation du prix du mouton amèneront certainement des citoyens à s'endetter.
C'est la seule alternative pour faire face à une situation intenable. Les commerçants et les grossistes ont expliqué l'augmentation des prix des fruits et légumes ainsi que celle des moutons par la sempiternelle loi de l'offre et de la demande ! Il faut aussi relever que ces augmentations anormales des prix des fruits et légumes ont été provoquées par la spéculation, entretenue savamment par les intermédiaires.
Il s'agit en fait d'un éternel recommencement, quand on sait qu'à l'approche de chaque fête religieuse, les prix connaissent des augmentations auxquelles les Algériens sont malheureusement habitués !