Les résistances populaires dans l’Ahaggar: L’écriture de l’histoire nationale sur des bases académiques, soulignée à Tamanrasset

Publié par DK News le 07-03-2014, 18h09 | 44

Les participants à une journée d’étude sur les  résistances populaires dans l’Ahaggar ont mis l’accent, jeudi à Tamanrasset,  sur la nécessité de s’intéresser à l’écriture de l’Histoire nationale sur des  bases académiques.  

Les intervenants ont, lors de cette rencontre initiée par la direction  régionale de la communication, de l’information et de l’orientation de la 6ème  région militaire (6ème RM), ont insisté sur la nécessité d’accorder à l’étude  de l’Histoire l’intérêt voulu, et à son écriture, "en toute objectivité", sur  des bases académiques, devant permettre aux générations montantes de s’enquérir  des différentes luttes menées par le peuple algérien contre le colonialisme  pour le recouvrement de sa souveraineté.  

Les interventions présentées lors de cette rencontre ouverte par le  chef d’état-major de la 6ème RM, le général Omar Kerboua, se sont articulées  autour des visées de la France coloniale sur le Sud du pays et de ses velléités  de séparation du Sahara du reste du territoire national.  

A ce propos, M. Lahcen Zeghidi, chercheur et enseignant d’histoire à  l’université d’Alger, a souligné l’importance de la région de l’Ahaggar dans  les visées expansionnistes du colonialisme français dans la région, cherchant,  au vu de sa position géographique stratégique, à asseoir sa domination sur les  régions des Ajjer et de l’Ahaggar. 

M. Zeghidi a, à cette occasion, mis en valeur les différentes épopées  et résistances populaires menées dans le Sud du pays et leur contribution au  renforcement de l’unité et de la cohésion nationales, face à la puissance coloniale. 

M. Mebarek Kedida, enseignant au centre universitaire de Tamanrasset,  a, de son côté, mis en exergue le ferme rejet du colonialisme manifesté par  la population locale, à travers notamment les batailles héroïques menées dans  la région, dont celles de Tit et Almen, en 1901 et 1905 respectivement, avant  de dénoncer les exactions tellement odieuses perpétrées  à l’encontre de la  population du Sahara et de l’environnement, qu’elles sont considérées comme  des crimes contre l’humanité.

 Le directeur régional de la communication et de l’information à la 6ème  RM, le colonel Lamine Gherbi, a souligné, dans son intervention, la nécessité  d' approfondir les recherches de sorte à permettre une étude académique de l’important  fond documentaire traitant des résistances populaires, avant d’appeler à poursuivre  l’enregistrement des témoignages vivants en tant que source essentielle d’écriture  de l’Histoire. 

Organisée à la maison de la culture de Tamanrasset, la rencontre a regroupé  des cadres de la 6ème RM, des Moudjahidine et notables de la région, ainsi que  des chercheurs en histoire.  Les participants ont salué ce type d’initiatives visant à dépoussiérer  et à valoriser des pans de l’Histoire nationale.