Les tirs israéliens ayant tué cette semaine Hadeel Al-Hashlamon, étudiante palestinienne de 18 ans, à un point de contrôle en Cisjordanie occupée constitue une "exécution extra-judiciaire", a dénoncé vendredi l'organisation de défense des droits de l'Homme, Amnesty International.
"Des preuves obtenues par Amnesty International indiquent que le meurtre de Hadeel Al-Hashlamoun par les forces armées israéliennes en Cisjordanie occupée, le 22 septembre, était une exécution extra-judiciaire", a indiqué l'ONG dans un communiqué.
"Les photos prises lors de l'incident au check-point et les compte-rendus de témoins interviewés par Amnesty International montrent qu'à aucun moment elle ne représentait une menace suffisante pour les soldats qui aurait justifié l'utilisation d'une force meurtrière", poursuit le communiqué.
Selon son père, elle a été abattue "de sang-froid (...) non pas d'une mais d'une dizaine de balles" alors qu'elle "ne posait de danger pour personne et encore moins pour des soldats surarmés".
"Elle a été assassinée de sang-froid et ne représentait pas de menace pour les soldats", avait dit jeudi Issa Amro, un militant sur la foi des photos prises par son groupe.
L'organisation israélienne de défense des droits de l'Homme "B'Tselem" avait elle aussi dénoncé jeudi une "réaction disproportionnée" des soldats qui ont, trop rapidement eu recours à des balles réelles.