Présidentielle 2014: Une avancée majeure dans la démocratie

Publié par Boualem Branki le 07-03-2014, 19h40 | 33

Avec la clôture du dépôt des dossiers de candidature des potentiels candidats, la présidentielle 2014 est lancée. Au total, ils sont douze postulants à la candidature à cette élection prévue au mois d’avril prochain. 

Douze canddiats dont les dossiers sont actuellement en train d’être vérifiés par le staff du Conseil constitutionnel qui devra, dans dix jours, rendre sa copie et annoncer officiellement les candidats qui seront effectivement dans la course à la présidentielle d’avril 2014.

D’ici là, il faut patienter pour connaître les candidats, mais le travail des différentes instances de préparation et d’organisation du scrutin se poursuit. Les Etats majors et les permanences des douze candidats à la candidature travaillent de leur côté d’arrache pied pour être prêt pour le départ de la campagne électorale.

En somme, les préparatifs de cette échéance politique se déroulent dans de bonnes conditions, selon le timing édicté par la loi électorale et même dans un climat politique bouillonnant avec d’un côté les appels au soutien au candidat Bouteflika, de l’autre les opposants à un quatrième mandat du président Bouteflika. Une ambiance tout à fait normale, démocratique, puisque chaque camp s’exprime comme il l’entend, en attendant les résultats du Conseil constitutionnel.

A la fin de sa visite jeudi à Tipasa, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a rappelé que l'Etat a pris toutes les dispositions pour garantir les conditions de transparence de ce scrutin. Il a appelé également les algériens à aller voter pour «exprimer librement leur volonté et leur choix», et a affirmé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s'est engagé à ce que le scrutin se déroule dans la «transparence». 

Le président a même appelé tous les responsables à tous les niveaux à veiller à l'application stricte de la loi, selon M. Sellal. C’est en somme là un gage de crédibilité pour cette élection que les responsables chargés de son application, son organisation et son suivi doivent tenir et mettre en œuvre, pour le bien de la démocratie, pour l’Algérie, pour les sacrifices des algériens. Mais également pour que le processus des réformes engagées et appliquées par le président Bouteflika ne soit pas un simple vœu pieux mais bien la réalité politique empreinte de démocratie, de bonne gouvernance que renvoie l’Algérie pour les milieux politiques étrangers.

D’autant que cette élection présidentielle est surveillée par les milieux politiques étrangers et qui constitue un sérieux test pour l’Algérie dans la voie de la démocratie, de l’alternance politique et la stabilité de ses institutions. 

L'Algérie d'aujourd'hui «est reconnue au niveau international et constitue une référence politique et géostratégique», a rappelé à Tipasa le Premier ministre. Une avancée majeure qui doit être accompagnée par d’autres victoires sur le front politique, mais également économique et social, d’où l’importance de la tenue dans ce bonnes conditions électorales de cette présidentielle 2014.