Le président français, François Hollande, a décrété hier un deuil national de trois jours suite aux attentats de Paris qui ont fait au moins 128 morts, annonçant que la France sera «impitoyable» contre cet «acte de guerre».
«C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech», a-t-il dit dans une déclaration à l'issue d'un Conseil de défense à l'Elysée qu’il a réuni au lendemain des attentats, qui ont fait, selon un bilan provisoire, 128 morts et plus de 200 blessés.
Le président français a indiqué qu’il s’agissait un «acte de guerre préparé, organisé, planifié de l'extérieur et avec des complicités intérieures, que l'enquête permettra d'établir», avertissant que la France «sera impitoyable à l’intérieur comme l’extérieur» du pays.
Dans ce contexte, il a appelé les Français à «l'unité», au «rassemblement» et au «sang-froid», rappelant qu’il avait signé un décret pour un deuil national pour trois jours.
«C'est un acte d'une barbarie absolue. Des familles sont dans le chagrin, la détresse. Le pays est dans la peine et j'ai pris un décret pour proclamer le deuil national pour trois jours», a-t-il fait savoir, assurant que «toutes les mesures pour protéger nos concitoyens et notre territoire sont prises».
Il a également annoncé qu'il s'adressera lundi au deux chambres du Parlement réunies en Congrès, au château de Versailles, pour «rassembler la nation dans cette épreuve».
Par ailleurs, le chef d’Etat français a convoqué, samedi après-midi, un nouveau Conseil des ministres avec le gouvernement au complet, a indiqué un communiqué de l’Elysée, annonçant que le Président recevra dimanche les présidents de l'Assemblée, du Sénat ainsi que l'ensemble des dirigeants de groupes parlementaires et des partis politiques, y compris le FN.
La réunion avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartolone et Gérard Larcher, aura lieu dimanche à 15h00 (heure locale). Les dirigeants de partis, y compris le Front national, seront eux reçus à 17h00 (heure locale).
Dans un souci sécuritaire, les autorités françaises ont procédé hier à la fermeture de tous les équipements de la ville de Paris, a annoncé la mairie par un tweet.
Sur son site internet, la mairie a indiqué que suite aux événements «graves» survenus vendredi soir à Paris, l'ensemble des équipements de la Ville «sont fermés aujourd'hui : écoles, musées, bibliothèques, gymnases, piscines, tennis, marchés alimentaires, mairies d'arrondissements».
Sur le plan politique, les principaux partis ont annoncé la suspension de leur campagne en vue des élections régionales et en région parisienne, les établissements scolaires et universitaires sont fermés samedi ainsi que les compétitions sportives ont été suspendues ce week-end.
A deux semaines de la tenue de la conférence mondiale sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement, l'ampleur de cet attentat a semé l’angoisse et l'effroi chez les Français.
Conseil des ministres français : mesures renforcées dans les communes d’Ile-de-France : Le chef d'Etat français accuse Daech d'avoir perpétré les attaques meurtrières à Paris
Le président français, François Hollande, a accusé hier le groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique» (Daech/EI) d'être responsable de la vague d'attaques perpétrées vendredi soir à Paris, qui ont fait au moins 128 morts et 250 blessés.
«Ce qui s'est produit hier c'est un acte de guerre (...) qui a été commis par une armée terroriste, Daech (EI) (...). Il a été préparé, organisé, planifié de l'extérieur, avec des complicités intérieures, que l'enquête permettra d'établir», a déclaré à l'Elysée M. Hollande lors d'une brève allocution. Daech a revendiqué les attentats, a rapporté l'AFP.
Le président français, qui venait de réunir un conseil de défense auquel ont participé les principaux ministres du gouvernement, a dénoncé «un acte de barbarie absolue».
«La France sera impitoyable», a-t-il assuré, en indiquant que «toutes les mesures pour assurer la sécurité des citoyens sont prises dans le cadre de l'état d'urgence» décrété dans la nuit.
«Les forces de sécurité intérieure et l'armée sont mobilisées au plus haut niveau de leurs possibilités» et «tous les dispositifs de sécurité ont été renforcés», a-t-il assuré, avant d'annoncer sa décision d'instaurer un deuil national de trois jours, sans préciser à partir de quand exactement il s'appliquerait.
Il a aussi annoncé qu'il s'exprimerait lundi devant le Parlement français (les deux chambres réunies) réuni en Congrès à Versailles près de Paris, «pour rassembler la Nation dans cette épreuve». Cette procédure est exceptionnelle en France.