La mise en place d’un système de contrôle de la qualité des plantes médicinales importées et commercialisées a été recommandée, mercredi à Constantine, par des participants aux 8èmes journées nationales de toxicologie.
Dans sa communication sur les plantes toxiques à usage thérapeutique, le médecin-chef du service de toxicologie du centre hospitalo-universitaire (CHU) de Constantine, Dr. Habib Belmahi, a évoqué, au cours de cette rencontre initiée par le centre national de toxicologie (CNT) et la société algérienne de toxicologie (SATOX), "l’impact négatif sur la santé publique de telles plantes vendues librement par des non initiés".
Une situation qui implique nécessairement, selon lui, la mise en place d’un système ou la création d’un organisme pour prévenir le danger, parfois mortel, de telles plantes. Citant comme exemple le cas du "concombre des ânes" (Feggous lehmir), une plante au fruit amer que l’on utilise généralement pour le traitement traditionnel de l’ictère, ce spécialiste a précisé à l’APS, à l’issue de sa communication, que ce type de plantes "dont on ignore généralement l’origine, le degré de toxicité et les contre-indications" est devenu un "commerce juteux et prospère pour des revendeurs et des charlatans qui ne sont même pas inquiétés (à)".
De son côté, le Pr. Barkahoum Slama Al Amir, directrice générale du CNT et présidente de la SATOX, organisateurs de cette rencontre de deux jours organisée dans un hôtel d’Ali Mendjeli, a confié à l’APS que le CNT a enregistré en 2014 en Algérie plus de 10.000 cas d’intoxication par des plantes prétendument miraculeuses’’, soulignant que ce chiffre n’inclut pas les nombreux cas non déclarés de personnes intoxiquées.