L'autorégulation, meilleur moyen d'exercer le journalisme en toute «responsabilité» et «indépendance»

Publié par DK News le 24-11-2015, 00h59 | 32

L'autorégulation reste le meilleur moyen à même de permettre au journaliste d'exercer sa profession en toute «responsabilité» et «indépendance», a estimé hier à Alger, l'expert tunisien Sadok Hammami, relevant qu'il n'était pas possible de réguler les médias sociaux. Animant une session de formation sur «le journalisme à l'ère des médias sociaux», M. Hammami, qui est directeur du Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs, a expliqué que l'autorégulation «demeure le meilleur moyen pour défendre le journalisme, à travers la mise en place de chartes éditoriales à même de permettre l'exercice de la profession en toute responsabilité et indépendance».

Selon lui, les expériences à travers le monde entier «ont démontré qu'il n'était pas possible de réguler les médias sociaux».  Dans son intervention, l'expert a abordé notamment les conséquences des médias sociaux sur l'environnement culturel et sur les manières avec lesquels sont consommées les news.  Il a également tenté d'apporter des réponses aux questions: «Doit-on réguler les médias sociaux à l'instar de la télévision et de la radio?», «Est ce que les chartes éditoriales sont la solution adéquate?» et «L'éthique journalistique demeure-t-elle valable pour les médias sociaux?».  Dans ce contexte, il a expliqué que certains grands groupes médiatiques mondiaux qui sont arrivés à élaborer des chartes, lesquelles stipulent entre autres, que les médias sociaux «sont des outils et non pas des jeux» et soulignent la nécessité de vérifier les informations qui y sont véhiculées.  Pour sa part, le ministre de la Communication, Hamid Grine, qui a assisté à cette session de formation, a affirmé qu'il «'existe pas de liberté absolue» et que le journaliste était dans l'obligation de s'astreindre à une «autorégulation» pour s'éloigner de l'insulte et la diffamation.  M. Grine a fait remarquer que même dans les pays les plus avancés les journalistes étaient soumis à des codes déontologiques.